La SNCF envisage des trains ultra low cost

3 MILLIARDS
La SNCF a perdu 3 milliards d'euros en 2020.

La SNCF aurait en tête de lancer des trains hyper low cost pour regonfler ses volumes. Les prix des billets seraient encore moins chers que les Ouigo, avec en contrepartie un temps de trajet bien supérieur.

La stratégie du low cost réussit à la SNCF. Les TGV Ouigo connaissent le succès, tandis que les nombreuses promotions organisées l'an dernier ont permis de limiter la casse en termes de fréquentation. L'année prochaine, la SNCF voudrait lancer un nouveau Paris-Lyon-Marseille à prix cassé, croit savoir la publication spécialisée Mobilettre. Les billets pour ce train longue distance coûteraient encore moins cher que les Ouigo, mais il faudra accepter de voyager à petite vitesse : les temps de trajet seraient donc plus longs. Mais beaucoup de voyageurs seraient prêts à prendre leur temps contre des prix encore plus abordables.

Trains low cost : voyager à prix cassé

La SNCF envisagerait également une ligne Lyon-Nice, Paris-Rennes, Paris-Nantes et Paris-Bordeaux en 2023, sur le même principe. Pour parvenir à gagner un peu d'argent sur ces voyages ultra low cost, l'entreprise pourrait mettre à contribution d'anciennes rames Corail qui ne coûtent quasiment plus rien. Quant aux personnels, ils seraient logés dans une filiale de la SNCF, permettant ainsi d'optimiser le temps de travail. Pour ce qui concerne le taux de fréquentation, il n'y a pas vraiment de craintes à avoir : Ouigo est sur de bons rails et les expérimentations menées par le transporteur fonctionnent toujours bien.

Succès des expérimentations

C'est par exemple le cas du Lille-Paris en TER le week-end et les jours fériés, facturé 10 euros le billet. Un prix rendu possible par la participation financière de la région Hauts-de-Seine (800.000 euros par an), mais qui rencontre les faveurs du public. Pour ces nouveaux trains ultra low cost, la SNCF devra trouver d'autres moyens de rentabiliser puisque les régions ne seront pas au rendez-vous. Néanmoins, tout est bon pour faire revenir les voyageurs dans les trains après une année 2020 marqué par une désaffection en raison des craintes sanitaires et des confinements.


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