La tension sur les prix de l'énergie va durer tout l'hiver, selon Thierry Breton

36 MILLIONS
36 millions d'Européens sont mis en difficulté en raison de la hausse
des prix de l'énergie.

Les factures d'énergie vont coûter de plus en plus cher, comme s'en sont déjà aperçus bon nombre de consommateurs. La situation de tension sur les approvisionnements, et donc sur les prix, va se poursuivre tout l'hiver, prévient Thierry Breton.

Les consommateurs français et européens ont pu s'en rendre compte : le coût de l'électricité, du gaz et des carburants augmente, ce qui se répercute évidemment sur les factures. Cela touche « tous les Français, tous les Européens, et dans une certaine mesure toute la planète », selon Thierry Breton qui prévient que la situation de tension va durer « tout l'hiver ». Le Commissaire européen au Marché intérieur était l'invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, durant lequel il a annoncé que la Commission européenne allait activer tous les instruments qui permettront aux gouvernements de limiter les hausses de prix sur les factures. 

Situation difficile pour les consommateurs

Thierry Breton ajoute qu'entre 35 et 36 millions d'Européens sont mis en difficulté par ces hausses des prix de l'énergie. Bruxelles « pousse, incite, les États » à prendre en main le sujet pour aider les citoyens à traverser cette passe difficile. Selon le Commissaire, la situation est ce qu'elle est en raison du rebond économique qui augmente la demande en énergie. Il y a aussi… le manque de vent : les éoliennes ne parviennent pas à fournir, même s'il estime que la production d'énergie avec les éoliennes demeure indispensable. Enfin, il existe des tensions géopolitiques : l'Allemagne est particulièrement dépendante de la Russie pour son gaz, par exemple.

Le nucléaire est une partie de la solution

Quant au nucléaire, qualifié d'« énergie de transition » par Thierry Breton, il fait lui aussi partie de la solution. Les centrales nucléaires doivent ainsi continuer à produire et à rester ouvertes, tant que les États les jugeront sûres. Néanmoins, sa part devrait baisser à 16% en 2050, soit dix points de moins qu'aujourd'hui. Enfin, pour lisser les inégalités de traitement entre Européens en raison de l'inflation, la Commission planche sur un projet de salaire minimum européen.


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