Le gouvernement va revenir sur une disposition défavorable aux restaurateurs

50 MILLIARDS
Le chiffre d'affaires de la restauration commerciale est de 50
milliards d'euros par an.

Les restaurateurs, déjà en très grande difficulté, ont découvert avec effarement une nouvelle disposition parue dans un décret fin décembre, qui les oblige à déduire des aides du fonds de solidarité les revenus tirés de la vente à emporter.

Les restaurateurs n'avaient sans doute pas besoin de ça. Un décret paru fin décembre contient une disposition qui les forcent à déduire les revenus tirés de l'activité de vente à emporter dans le calcul de l'aide au fonds de solidarité. Les établissements sont fermés depuis le 30 octobre dernier et ils ne rouvriront pas leurs portes le 20 janvier comme prévu. Jean Castex a confirmé la mauvaise nouvelle la semaine dernière, en indiquant que la réouverture ne pourrait intervenir que mi-février, en raison du niveau encore très élevé des contaminations. Le Premier ministre a toutefois fait savoir que les aides apportées au secteur, comme le chômage partiel et le fonds de solidarité, seront maintenues « dans les mêmes conditions ».

Décret fâcheux

Or, ce que dit ce décret va à l'encontre de cette bonne volonté. Pour maintenir un filet d'activité, de nombreux restaurateurs se sont retournés vers la vente à emporter, un système aussi apprécié de la clientèle qui leur permet de continuer à profiter des plats réalisés par les professionnels dans un contexte de crise sanitaire. En y ajoutant les aides de l'État, les établissements conservent la tête hors de l'eau, du moins pour certains d'entre eux. Mais ce décret et cette nouvelle disposition semble aller à contre-courant. Alain Griset, le ministre délégué aux PME et TPE, a expliqué à RMC que le gouvernement pourrait revenir sur cette disposition.

Des ventes à emporter pour maintenir la tête hors de l'eau

« Très honnêtement, cela a été intégré dans le décret de fin du mois, ce n’est pas un arbitrage que j’ai pris », indique-t-il en précisant avoir dit à Bruno Le Maire jeudi 7 janvier que « nous n’avions pas pris d’engagement et qu’il fallait que l’on revienne dessus ». Il y a donc de l'espoir pour qu'un nouveau décret défasse ce qu'un premier décret a fait ! « Cette mesure-là à l’avenir pourquoi pas, mais elle n’avait pas été annoncée et au mois de décembre, elle ne peut être appliquée comme telle. On va regarder comment on peut revenir là-dessus », promet-il.


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