Les aides pour les restaurateurs vont se poursuivre après la réouverture

4,5 MILLIARDS
Le fonds de solidarité représente une dépense de 4,5 milliards d'euros
chaque mois pour l'État.

Jean Castex a annoncé que les restaurants continueront de bénéficier du soutien public, même après la réouverture. Il s'agit d'aider le secteur « le plus lourdement impacté par la crise sanitaire ».

Le gouvernement ne compte pas abandonner le secteur de la restauration après la réouverture des salles. À l'occasion d'un déplacement dans la Creuse, Jean Castex a annoncé que les pouvoirs publics ne débrancheront pas tout de suite le dispositif d'aides. En revanche, il ne s'est pas prononcé sur un horizon pour la réouverture, indiquant toutefois que l'accompagnement de l'État sera « à la hauteur de [la] saignée » subie par les restaurateurs. Le secteur a été « le plus lourdement et le plus longuement impacté par la crise ». Des actions symboliques vont être mises en place au cours du second semestre pour promouvoir l'ensemble du secteur.

Aides financières et initiatives symboliques

Jean Castex a rappelé qu'il fallait faire preuve de prudence, les prochaines semaines allant être « très sensibles » sur le plan sanitaire. Mais « il faut qu'on soit prêt le jour où on peut appuyer sur le bouton », a-t-il ajouté. En matière d'aides, le gouvernement a amélioré la prise en charge des frais fixes pour les entreprises de la restauration, de l'hôtellerie et du tourisme. Bruno Le Maire a annoncé une prise en charge de 70 % des charges fixes pour les entreprises de plus de 50 salariés et de 90 % pour celles de moins de 50 salariés qui réalisent moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires mensuel. Jusqu'à présent, les coûts fixes étaient pris en charge à 70 %, avec un plafond mensuel fixé à 200.000 euros par mois.

Un effort considérable de la part de l'État

Soulignant un « effort absolument considérable », le ministre de l'Économie a également resserré l'accès au fonds de solidarité pour les entreprises de restauration rapide. Ces derniers devront désormais justifier de la perte d'au moins 20 % de leur chiffre d'affaires pour en bénéficier. « On se retrouve avec des entreprises de fast-food qui vivent beaucoup mieux, qui font parfois 120, 130% de leur chiffre d'affaires en période de fermeture », a expliqué le locataire de Bercy.


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