Les allocations familiales pour les familles aisées remises en cause

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Les ménages gagnant plus de 6 085 euros net ont vu le montant des
allocations perçues divisé par deux.

Les ménages aisés touchent déjà quatre fois moins d’allocations familiales qu’il y a deux ans. Mais bientôt, elles pourraient ne plus rien recevoir du tout ! 

Des aides diminuées... 

Les aides publiques doivent-elles être versées à ceux qui en ont vraiment besoin, ou à tous ? C’est toute la question. Et le débat sur l’universalité des allocations familiales, lancé sous l’ère Hollande, revient sur le tapis. 

Le député LREM et rapporteur général de la commission des Affaires sociales, Olivier Véran, a proposé de supprimer purement et simplement les allocations familiales pour les ménages les plus aisés. Il est probablement mandaté par Emmanuel Macron pour lancer un pavé dans la mare, et voir les réactions éventuelles. 

... puis supprimées ? 

Depuis 2015, les allocations familiales ne sont déjà plus les mêmes pour tous. Elles sont indexées sur les revenus, comme de nombreuses autres aides. Une brèche a donc été ouverte par François Hollande. Lui voulait à l’origine supprimer les allocs aux familles percevant des revenus supérieurs à 4 000 € net. Face à la bronca, il s’est contenté de réduire le montant alloué à ces familles aisées : les ménages gagnant plus de 6 085 € net ont vu le montant des allocations perçues divisé par deux, ceux gagnant plus de 7 955 € divisé par quatre. 

Mais son successeur pourrait oser aller plus loin, et mettre fin à l’universalité des allocations familiales.

D’après Le Parisien, le député Olivier Véran engagera dès cette semaine des discussions à ce sujet avec les représentants de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) et avec l'Unaf, première fédération représentant les familles. Histoire de tâter le terrain.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.