Les décideurs voient la sortie de la crise

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Le moral des décideurs s'est amélioré de 11 points en mars.

Les décideurs voient l'avenir avec un optimisme renouvelé. En mars, leur moral a en effet rebondit, signe que les choses pourraient commencer finalement à s'améliorer sur le front de l'économie.

Le baromètre Viavoice pour HEC, Le Figaro et BFM Business pour le mois de mars contient une bonne nouvelle : les décideurs ont de nouveau confiance en l'avenir. « Est-ce une preuve de sursaut? L’expression d’un espoir retrouvé? Ou bien, enfin, une confiance accordée à la stratégie vaccinale ? », s'interroge l'institut. 8 décideurs sur 10 jugent en effet utile les vaccins pour améliorer la situation économique française. Cela leur donne des ailes : leur moral a atteint -37 pour le mois de mars, c'est 11 points de mieux qu'en novembre 2020 où il avait chuté à -48, son niveau le plus bas depuis mars 2015. En mars 2020, juste avant le déclenchement de la crise sanitaire, l'indice était de -33.

Hausse du baromètre

D'ici un an, le niveau de vie va s'améliorer pour 29 % d'entre eux (soit 11 points de plus qu'en novembre 2020), alors que 59 % continuent de penser à l'inverse. Mais c'est 17 points de moins. 14 % d'entre eux estiment que le nombre de demandeurs d'emplois va reculer, soit 8 points de mieux. « L'amélioration des perspectives marque ainsi le retour au "score d'avant" et exprime un nouvel élan positif pour ce début d'année 2021 », poursuit Viavoice. Compte tenu de la spécificité de la crise, les décideurs plaident pour un renforcement du triptyque État-entreprise-consommateur pour relancer l'activité économique.

Aider les entreprises

43 % des décideurs pensent qu'il est nécessaire d'aider les entreprises qui produisent en France. Pour eux, la souveraineté nationale ainsi que le produire et consommer « local » vont permettre le rebond de l'économie. Mais il faudra que l'État y mette du sien également, puisque 29 % veulent une simplification des règles et 37 % une baisse de l'imposition sur les ménages. Des mesures qui ne seront peut-être pas si faciles à mettre en œuvre avec des finances publiques exsangues.


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