Les énergies renouvelables sont un accélérateur de pauvreté

150 %
L'augmentation de la CSPE, qui finance les énergies renouvelables, est
de 150 % sur quatre ans.

La vérité sur l’augmentation de l’électricité: la CSPE qui finance les énergies renouvelables coûte 150% d’augmentation en 4 ans et autant de rattrapage dans les trois prochaines années.

Sa part a doublé en trois ans et va être quadruplée, atteignant le tiers de nos factures au lieu des 7% annoncés au départ. Le dérapage est de 500% … !

Avec cette tendance, la note de l’électricité va doubler à court terme, créer une précarité sans précédent dans de nombreux ménages français y compris jusque dans les classes moyennes.

Il est facile de jouer avec les peurs collectives en parlant des énergies renouvelables face aux évolutions climatiques, au maintien du nucléaire, aux ruines restantes des partis écologiques. On notera tout d’abord que les énergies renouvelables critiquent les énergies actuelles, nos modes de chauffage,,, mais qu’elles fabriquent… de l’électricité !.... qu’elles critiquent par ailleurs !.... et qu’elles engendrent des pollutions de réseaux sans précédent.

A force de tordre la communication dans tous les sens, sait-on vraiment combien l’électricité se paie aujourd’hui ? Reprenons la facture d’électricité d’un ménage modeste abonné au tarif courant jour nuit comme le font des millions de Français.

20% de plus que l’évolution des prix : Explosion de la précarité énergétique qui fait bien plus de dégâts dans la population que la grippe, les vagues de froid et la canicule réunies….

Pour 1000 kwh consommés, soit un relevé moyen, quelle est l’évolution de 2012 à 2016 ? Le coût de l'électricité et taxes incluses progresse de 25 % sur 4 ans. A un rythme d’évolution du pouvoir d’achat de 1 à 2 % par an, c’est donc 20 % supplémentaires prélevés sur le budget des ménages. Ceci explique partiellement l’explosion du nombre de personnes frappées par la précarité énergétique : près de 10 millions, avec toutes les conséquences : privations, budget réduit, alimentation, maladies, conditions sanitaires, et même décès au domicile.

Les milieux d’opinion élitistes défendent le mythe des énergies renouvelables qui n’a aujourd’hui servi qu’à construire des dizaines de fortunes privées dans ces mêmes milieux privilégiés,  et à créer des océans de pauvreté. N’oublions pas que les énergies renouvelables prennent aujourd’hui l’argent des pauvres pour le donner aux riches.  

Ni l’éolien, ni le solaire ne sont efficaces techniquement, et ils coûtent une fortune alors que le vent et le soleil sont gratuits.  Leur tarification est de trois à cinq fois le prix pratiqué entre producteurs sur le marché européen. Plus leur part progresse, plus il faut les suppléer par d’autres centrales  conventionnelles gaz ou charbon dont le coût s’additionne. Dans l’augmentation de l’électricité, la part de la CSPE, qui les finance, a progressé de 150 % en 4 ans. Pour des raisons politiques, son augmentation réelle a été masquée par une créance de l’Etat chez EDF de près de 5 milliards supplémentaires, qui a par ailleurs contribué à dégrader la situation financière d’EDF. La part de la CSPE n’était que de 7 % dans les factures d’électricité de 2012. Elle est passée à 15% en 4 ans et son poids réel est en fait de 30%  si on intègre la dette de l’Etat chez EDF qui doit être remboursée sur les prochains exercices. L’augmentation faramineuse qui dépasse déjà l’évolution normale des prix de 20% actuellement devrait passer à 50% sur seulement quelques années.

Il est temps d’arrêter ce marché de dupes avant de fabriquer des centaines de milliers de nouveaux pauvres, et probablement des désordres bien plus graves.


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Ludovic Grangeon

Ludovic Grangeon est expert conseil en assistance aux entreprises et services publics, partenaire de plusieurs réseaux d’expertise en management et innovation sociale de l'entreprise. Fondateur de l'axe «Entrepreneuriat de l'économie sociale» à l'ESDES Lyon, également membre du comité stratégique national Afnor management et services, il participe régulièrement aux Journées de l’Economie.

Il a successivement exercé dans l'aménagement du territoire, les collectivités locales, en France et auprès de gouvernements de pays émergents, Maghreb, Amérique Latine, Asie, puis à la Caisse des Dépôts et Consignations, direction générale Paris (affaires internationales et recherche) et en région, gérant de portefeuille industriel dans un groupe international de capital risque, ensuite Président et Directeur Général de sociétés Veolia/Dalkia énergie région Sud Est, expert inspecteur auditeur Afnor/Communauté Europénne, puis secrétaire Général du GIE Agirc Arrco.