Les femmes enceintes et leurs bébés sont en moins bonne santé qu'avant

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En 2016, 6 % des enfants sont nés prématurément

Les années passent et les maternités évoluent. Une enquête des autorités médicales françaises, menée en mars 2016, dresse un tableau des grossesses et des accouchements aujourd’hui.

En 2016, 12 % des femmes qui ont accouché étaient obèses

Au 21ème siècle, les femmes enceintes sont plus âgées, elles sont également plus souvent en surpoids et donnent naissance à des enfants de plus en plus prématurés et maigres. C’est en substance le tableau inquiétant que dressent l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) dans l’édition 2016 de leur enquête nationale périnatale.

Les femmes sont plus âgées lorsqu’elles accouchent. Ce constat est de plus en plus flagrant puisque les femmes de plus de 35 ans admises en maternité sont aujourd’hui 21 %, contre 19 % en 2010 et 15,9 % en 2003. Elles sont également plus souvent obèses ou en surpoids. Les chiffres montrent que durant la période de l’enquête, 12 % des femmes qui ont accouché étaient obèses contre 10 % en 2010. Elles étaient également 20 % en surpoids en 2016, et 17 % en 2010.

Des enfants nés trop tôt et trop maigres

Pour les auteurs de cette étude, ces constats sont inquiétants tant les facteurs de l’âge et du poids peuvent avoir de lourdes conséquences sur l’état de santé de la mère comme de l’enfant. Avec l’âge, les risques de complications au cours de la grossesse, comme la pré-éclampsie, sont plus élevés, et les conséquences sur la santé de l’enfant ne sont pas anodines. Les risques de trisomie, de prématurité ou autres nombreuses pathologies sont plus importants lorsque la mère a un âge plus avancé.

Si l’indice de masse corporelle de la mère est relevé par les autorités, le poids plus faible de l’enfant est également source d’inquiétudes. Selon les chiffres de ce rapport, 6 % des enfants sont nés prématurément en 2016, contre 4,5 % en 1995. Indépendamment de cette donnée, 10,8 % des enfants avaient un poids jugé trop faible en 2016, contre 10,1 % en 2010.


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