Les Français comptent parmi les salariés les moins motivés au monde

57 %
En France, plus d'un salarié sur deux se dit désengagé.

Ils ne sont pourtant pas les moins bien payés, ni les moins valorisés, encore moins les plus mal traités. Pourtant, les salariés français font partie de ceux qui se disent les moins engagés au travail !

Le bureau, la clef du bonheur ?

D’après une étude réalisée par Ipsos pour le compte de Steelcase et parue le 29 février 2016, les Français sont parmi les moins motivés au monde. Un comble.

Mais loin d’aller chercher des raisons liées au type de management, au montant du salaire, à la santé des entreprises ou au dynamisme du marché de l’emploi, l’étude s’intéresse aux espaces de travail. Et à la lire, on comprend que le libre choix de son lieu de travail est la condition sine qua none pour qu’un salarié s’épanouisse et s’investisse.

Qu’il puisse travailler en open space ou à la maison, dans une petite salle de réunion à l’abri des regards et du bruit pour passer un coup de fil délicat ou dans un espace de retrait, compte grandement dans sa motivation.  


Seul un salarié sur deux va au bureau de bon coeur

Or en France, les salariés sont souvent contraints de travailler du matin au soir à leur poste de travail, le derrière cloué sur leur chaise à roulettes, devant un écran d’ordinateur. Manque de diversité, absence de flexibilité, impression de cloisonnement : les employés français se sentent prisonniers et ont le blues, selon cette enquête menée auprès de 12 500 salariés répartis dans 17 pays.

Plus d’un salarié sur trois (37 %) dans le monde se dit désengagé. Mais en France, ils sont plus de la moitié dans ce cas (54 %) !

En France, seuls 11 % des salariés iraient au travail de bon cœur, contre 61 % uniquement intéressés par le salaire et le reste complétement désengagés, d’après l’auteur du livre Isaac Getz (Professeur à l’ESCP Europe) dans Le Monde, auteur du livre « Liberté & Cie : Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises ».

Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

ECO DIGEST

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