Les syndicats d'ADP autorisent un maximum de 1150 départs volontaires

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ADP emploie 6.250 salariés en France.

Les syndicats d'ADP ont accepté l'accord de rupture conventionnelle collective présenté par la direction de l'entreprise, qui concerne un maximum de 1.150 départs volontaires. Mais les difficultés ne s'arrêteront pas là pour le gestionnaire des aéroports parisiens.

ADP, qui opère les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget, a été pris dans la tourmente de la crise sanitaire comme l'ensemble du secteur du transport aérien. L'entreprise a subi les confinements décidés par le gouvernement pour enrayer les cas de contamination, les mesures de restriction des déplacements et la fermeture des frontières. En octobre, le trafic au sein des aéroports parisiens n'a représenté qu'un quart seulement de ce qu'il était l'an dernier à la même époque. Il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau d'activité d'avant la pandémie… C'est pourquoi ADP, qui emploie 6.250 salariés en France, doit réagir et réduire la voilure.

700 départs ne seront pas remplacés

Après deux semaines de négociations, les syndicats ont accepté de signer à l'unanimité un accord de rupture conventionnelle collective qui fixe à 1.150 le maximum de départs volontaires que la direction peut effectuer (dont 700 qui ne seront pas remplacés). Suite à cette signature, « la direction s'engage à ce qu'aucun départ contraint pour motif économique n'ait lieu jusqu'au 1er janvier 2022 », affirme-t-elle dans le communiqué qui assure que cet accord a l'objectif de « sauvegarder durablement l'entreprise ». Néanmoins, les efforts ne s'arrêteront pas là : des baisses de salaires sont programmées dès le mois de janvier.

Une nouvelle chance au dialogue social

Cet été, la direction avait mis sur la table trois accords « indissociables » : une rupture conventionnelle collective, l'activité partielle de longue durée et un accord de performance collective. Trois textes finalement rejetés par la majorité des organisations syndicales du groupe le 5 novembre. L'entreprise a donc dû changer son fusil d'épaule en ne proposant plus aux négociations que la rupture conventionnelle collective, « afin de donner une nouvelle chance au dialogue social, et d'éviter toute suppression d'emploi contrainte au sein d'ADP SA ». 


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