19 juillet 2021, jour de « liberté fiscale » pour les Français

118 %
La dette publique française atteint 118% du PIB.

Sixième victoire pour la France qui est en 2021 le pays européen où la pression fiscale est la plus forte. Selon l'étude de l'Institut économique Molinari (IEM), le lundi 19 juillet signe le jour de la « liberté fiscale » pour la France.

19 juillet, jour de « liberté fiscale »

Dans son étude annuelle, l'Institut économique Molinari (IEM) met en avant que pour la sixième année consécutive, la France est le pays européen où la pression fiscale est la plus forte. Cela s'explique également par son modèle de protection sociale très poussé. Cependant, pour cette année 2021, la France partage la première place avec l'Autriche. La France maintient sa position malgré la politique de baisse des prélèvements obligatoires engagée par le gouvernement.

Ainsi, selon l'étude, un salarié français doit théoriquement travailler jusqu'au 19 juillet pour pouvoir s'acquitter de ses cotisations sociales, de son impôt sur le revenu mais également de la TVA et des taxes permettant le financement des dépenses publiques. Le 19 juillet représente donc en théorie le jour où le salarié est « libéré fiscalement ». La date moyenne européenne de liberté fiscale a été fixée par l'IEM au 12 juin, soit plus d'un mois avant celle des Français.

Un financement par la dette publique

Il faut donc un peu plus de six mois aux Français pour payer l'ensemble des taxes, impôts et cotisations auxquels ils sont assujettis. Dans d'autres pays, cette libération intervient plus tôt, c'est le cas de l'Irlande pour qui la date est fixée en mai ou bien de Chypre et Malte en avril. D'autres comme la Belgique sont moins bons élèves, le royaume belge libère fiscalement ses salariés le 16 juillet.

Avec la crise sanitaire et la multiplication des dépenses publiques, il aurait été aisé de penser que la date de liberté fiscale, déjà fixée au 19 juillet en 2019 et 2020, allait reculer. Cependant, pour faire face à la crise, le gouvernement a fait le choix du financement par la dette publique et non par l'impôt. La dette publique atteignant presque les 100% du PIB en 2019 avant la pandémie, a atteint un niveau record de 118%.


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