Élisabeth Borne favorable aux 110km/h sur l'autoroute, « à titre personnel »

26 %
La vitesse représente 26% des accidents mortels sur les routes de
France.

L’abaissement de la limitation de vitesse sur les autoroutes françaises, fait partie des 150 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Une proposition à laquelle Élisabeth Borne, ministre des Transports et de l’Écologie se dit favorable « à titre personnel ».

Une proposition citoyenne. 

C’est au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, mardi 23 juin 2020, que la ministre des Transports et de l’Écologie a réagi à cette mesure. Un passage permanent de 130km/h à 110km/h sur les autoroutes françaises. Cette proposition qui fait partie des 150 de la Convention citoyenne pour le climat, trouve écho chez la ministre : « À titre personnel, oui [j'y suis favorable], mais moi je prends pas tous les matins ma voiture pour faire 30 km aller et retour sur autoroute ».

Pour le moment, ces propositions n’ont pas encore été étudiées par le gouvernement. Emmanuel Macron doit recevoir les 150 citoyens tirés au sort pour l’élaboration de la Convention, lundi 29 juin 2020, et apporter les premiers éléments de réponses. Cependant, l’abaissement de la vitesse sur l’autoroute est une mesure controversée

La question d’un référendum 

La mesure fait en effet déjà débat. Il faut rappeler qu’en 2018, les Gilets jaunes militaient notamment pour le retour des 90km/h sur les réseaux secondaires, qu’en sera-t-il lorsque les autoroutes passeront à 110km/h ? Élisabeth Borne est très claire sur ce point : « Je pense que c'est important, sur des sujets comme cela, de vérifier qu'il y a bien une adhésion des Français et de ceux qui sont directement concernés ».

Cette « adhésion » des Français pourrait passer par un référendum. En tout cas, le secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari n’excluait pas cette possibilité, lundi 22 juin 2020 sur RTL : « Cette proposition pourrait trouver, si le Président en décide ainsi, à s'insérer dans une série de propositions (...) soumises à un référendum consultatif ».


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