Luca De Meo, le président de Seat, pour la relance de Renault ?

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En 2018, Seat vend 400 000 véhicules en Europe, du jamais vu depuis
2004.

Depuis l'arrestation de Carlos Ghosn il y a un an, le groupe Renault et l'alliance formée avec Nissan et Mitsubishi rencontrent les pires difficultés pour se redresser. Et si le salut venait de Luca De Meo, le président de Seat ?

Selon le quotidien espagnol La Vanguardia, Luca De Meo a en effet été approché par la direction du constructeur automobile français pour prendre la tête de la direction. Celle-ci est occupée depuis le mois d'octobre et l'éviction de Thierry Bolloré, par Clothilde Delbos, la directrice financière du groupe qui assure l'intérim en attendant de trouver la perle rare. À l'époque, la rumeur avait déjà annoncé que Luca De Meo pourrait occuper le poste, mais finalement la direction du constructeur a préféré une solution temporaire pour se donner du temps. Né en Italie, celui qui est à la tête de Seat depuis quatre ans a fait toute sa carrière dans le secteur automobile où il a débuté… chez Renault ! Il bifurque chez Toyota Europe, puis chez Fiat.

L'homme de la situation pour Seat

Protégé, un temps, par Sergio Marchionne, il réussit le retour de la Fiat 500 en 2007. Mais après une brouille avec l'ancien homme fort du constructeur italo-américain, il part chez Alfa Romeo, où on lui assigne des objectifs irréalisables. Le groupe Volkswagen lui offre alors une place de directeur de marketing, puis il va grimper les échelons pour devenir responsable des ventes et du marketing chez Audi. En 2015, on l'envoie en Espagne pour redresser Seat, mal en point. Mission réussie : l'an dernier, la marque écoule 400 000 véhicules, du jamais vu depuis 2004.

À la rescousse de Renault

Surtout, le président du comité exécutif de Seat dépoussière l'image du constructeur, en fait une marque jeune, moderne… et rentable. Un curriculum vitae, et une expérience qui pourraient faire merveille à la tête de Renault. Selon les sources, il cumule en plus les qualités humaines indispensables pour redresser la barre du constructeur français, dont il prendrait la direction pendant deux ans. Il serait ensuite propulsé à la tête de l'Alliance Renault Nissan, elle aussi en pleines turbulences depuis l'arrestation au Japon de Carlos Ghosn fin 2018 pour des soupçons de malversations financières.


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