Luxe : Gucci a-t-il fraudé le fisc en Italie ?

1,3 MILLIARD ?
1,3 milliard d'euros de recettes fiscales manqueraient à l'appel en
Italie, d'après les enquêteurs.

Mauvaise passe pour le groupe de luxe Gucci, filiale de Kering : la police italienne a procédé à une série de perquisitions et soupçonne le groupe d'évasion fiscale.

"Gucci confirme coopérer activement avec les autorités, et est confiant dans la régularité et la transparence de ses opérations". Ce n'est donc plus une rumeur propagée par la presse italienne, qui parle déjà de "GucciGate", mais désormais une réalité, confirmée par la marque de luxe italienne elle-même dans un communiqué.

Le chiffre d'affaires de Gucci s'envole, pas ses impôts en Italie

Plusieurs perquisitions, menées tant à Milan qu'à Florence dans les locaux de la société, ont été conduites par les enquêteurs de la brigade financière italienne. Le groupe de luxe est soupconné d'avoir masqué plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires au fisc italien, en déclarant des ventes en Suisse, ou la fiscalité est plus avantageuse, plutôt que dans la péninsule. Manqueraient 1,3 miliard d'euros en recettes fiscales à l'appel.

Il faut dire que les performances de Gucci (propriété de Kering, dirigé par Francois Pinault), avec une croissance exceptionnelle de ses ventes ses dernières années, (le CA du 3e trimestre 2017 devrait dépasser 1,5 milliard d'euros) ne se sont pas accompagnées d'une hausse significative de sa contribution fiscale en Italie, pourtant, siège du groupe. 

En 2013, Prada avait du verser 470 millions d'euros au fisc italien

Le fisc italien a déja réussi à coincer une autre grande marque de luxe nationale : en 2013, Prada avait du verser 470 millions d'arriérés d'impôts, taxes et amendes, pour avoir dissimulé pendant des années des ventes réalisées en Italie, en faisant croire qu'elles avaient en fait été réalisées ailleurs dans le monde... 


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