Rachat de Tiffany : LVMH tenterait de demander une ristourne

12,5 %
L'offre finale de LVMH sur Tiffany a été de 12,5% supérieure à la
première.

C’était l’opération de l’année, pour le groupe LVMH dirigé par le plus riche des Français, Bernard Arnault : annoncé en fin d’année 2019 et validé par les actionnaires de Tiffany quelques semaines seulement avant le confinement, le rachat du joailler américain par le groupe de luxe français était un véritable succès. Sauf que, depuis, la pandémie est passée par là.

LVMH voudrait bien payer Tiffany moins cher

Pour acquérir le joailler américain, le groupe LVMH avait mis la main au portefeuille : le rachat valorisait 16,2 milliards de dollars l’entreprise, soit un rachat à 135 dollars par action. Lors de l’annonce, le prix était cohérent avec la valeur du titre en Bourse.

Sauf que la crise du Covid-19 a explosé et que le secteur du luxe a souffert des 133 dollars l’action début mars 2020, le titre a chuté à 111 dollars à la mi-mars avant de se reprendre et de se stabiliser entre 125 et 130 dollars. C’est moins que le prix qu’a annoncé payer LVMH qui, du coup, aimerait bien revoir les conditions du rachat.

C’est en tout cas ce que semble savoir le site Women’s Wear Daily et que confirment des sources de Reuters. Des discussions seraient en cours.

Pas d’abandon du rachat de Tiffany pour autant

LVMH aimerait que Tiffany revoie le prix de rachat à la baisse, la capitalisation boursière du joailler étant de plusieurs milliards inférieure au niveau affiché en début d’année 2020. D’autant plus que Bernard Arnault et ses équipes s’inquiètent des tensions aux États-Unis et de leur impact potentiel sur le secteur du luxe, ainsi que de la crise économique qui frappe le monde entier.

L’information de ces nouvelles négociations a fait chuter Tiffany en Bourse de près de 9%, à 117 dollars l’action, mais les sources de Reuters chez Tiffany semblent exclure la possibilité de revoir le prix d’achat à la baisse.

Du côté de LVMH, si aucun commentaire n’a été fait, on signale toutefois que Bernard Arnault resterait convaincu de l’intérêt stratégique de l’opération, relate Le Figaro. Un abandon pur et simple du rachat ne devrait pas être dans les cartons.


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