Macron : « Si on ne produit pas, ma grand-mère m'a toujours dit qu'on n'avait pas grand-chose à distribuer. »

41 MILLIARDS €
Malgré le pacte de Responsabilité qui promet 41 milliards d'euros
d'aides, la croissance ne reprend pas en France.

Le tout nouveau ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a réalisé sa première sortie publique au sein de ses fonctions. L'interview avec laquelle il avait relancé le débat des 35 heures, publiée sur Le Point, datait, elle, d'avant sa nomination. Forcément, le ton est plus réservé. Et contrairement à ce qu'on aurait pu s'attendre du ministre, il s'attaque aux entreprises.

Le gouvernement a fait sa part, aux entreprises d'agir


Alors qu'il semblait être le ministre de l'Economie le plus proche des entreprises, il est en partie à l'origine du Pacte de Responsabilité, dans son nouveau rôle il se rapproche du gouvernement. Dans un entretien à Ouest-France il estime même que « le gouvernement a montré son engagement à travers le CICE, le pacte de responsabilité et solidarité ».


Il ne peut pas en dire autant des entreprises et c'est pourquoi il « attend qu'il en soit de même » pour ces dernières. Elles doivent prendre leurs responsabilités et tenir leurs engagements. Pourquoi ? C'est simple :


« Sur le plan de la fiscalité, les choses ont beaucoup changé en faveur des entreprises » et pourtant la situation n'évolue pas en mieux. Il leur rappelle alors que 'la compétitivité ne se réduit pas aux charges et aux impôts ».


La définition de la compétitivité pour Emmanuel Macron la voici : « c'est l'organisation de l'entreprise, son financement, la montée en gamme et en qualité, la meilleure adaptation du droit du travail, l'investissement productif... »

La vision de l'entreprise d'Emmanuel Macron


Lors de sa visite à la plus grande Scop de France, Acome, le ministre de l'Economie a donné sa vision de l'entreprise : « La Scop illustre très bien l'idée que je me fais de l'entreprise: une collectivité humaine qui est aussi la propriété de ceux qui la font » avant de donner sa ligne politique :


« Je veux aller au contact, écouter, faire le suivi de ce qui a été fait depuis deux ans et voir ce qui a été utile et ce qui a semblé moins profitable. » Voilà qui pourrait promettre quelques réformes.


Et pour finir sur un ton d'humour, il a déclaré : « Si on ne produit pas, ma grand-mère m'a toujours dit qu'on n'avait pas grand-chose à distribuer. » De la bonne vieille sagesse ancestrale...


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