La mairie de Paris passe à l'offensive contre Airbnb

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La ville de Paris vise 1 400 annonces de logements proposés à la
location.

La mairie de Paris a une dent contre les plateformes en ligne de location touristique de biens meublés. Airbnb et quatre autres plateformes sont ce lundi 11 décembre attaquées par la ville pour affichage d'annonces illégales.

Dans la ligne de mire de la mairie de Paris : les annonces illégales de particuliers. Ces derniers ont, depuis le 1er décembre, obligation de s'inscrire auprès des services de la mairie. Cela permet à la ville de suivre le nombre de jours durant lesquels les logements sont loués — selon la loi, ils ne peuvent dépasser les 120 jours par an. Or, comme le révèle Franceinfo, seuls 10 000 propriétaires ont réalisé cette démarche.

40 000 annonces illégales

Airbnb compte 50 000 annonces pour Paris, qui est un de ses principaux marchés mondiaux. 40 000 d'entre elles sont de facto illégales… Les décrets d'application concernant les sanctions inscrites dans la loi République numérique n'ayant toujours pas été publiés (le vote de ce texte date pourtant d'octobre 2016), la ville de Paris prend donc les devants et exige d'Airbnb et de quatre autres plateformes (Abritel, ParisAttitude, Windu et Sejourning) le retrait des annonces illégales.

Appartements cossus

La ville vise spécifiquement 1 400 annonces, surtout des appartements cossus et des hôtels particuliers, qui sont proposés en location toute l'année à des prix élevés. « Nous sommes loin du Parisien lambda qui loue son appartement quelques semaines par an contre qui nous n’avons rien » explique Ian Brossat, l'adjoint à la mairie en charge du Logement. Si les annonces ne sont pas retirées, alors la ville portera plainte en bonne et due forme.


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