Les voitures de collection, un des meilleurs placements depuis la crise de 2008

1,025 milliard €
Le marché de la voiture de collection est estimé pour 2017 à 1,025
milliard €.

Parmi les différents produits de luxe (vins, bijoux, montres), les voitures de collection affichent de belles performances

AXA Art, le leader mondial de l'assurance d'art, a publié une intéressante étude sur les voitures de collection. La collecte des résultats de 110.000 ventes aux enchères à travers le monde entre 2006 et 2017 permet de donner une image relativement précise de ce marché particulier.

En 2016, le marché mondial des ventes aux enchères de voitures de collection pesait 1,191 milliard d’euros, en 2017 il est estimé à 1,025 milliard d’euros, soit un recul de 14%, et 2018 devrait s’afficher à 1,103 milliard d’euros, soit une légère croissance. Les enchères sont très concentrées : les automobiles de plus de 1 million d’euros représentent 2% des ventes en nombre mais 40% en termes de chiffre d’affaires.

Historiquement on note une forte progression des prix, un quadruplement entre 2006 et 2015, puis un décrochage depuis. 2015 marque un record, un emballement aussi sans doute, depuis les prix reculent, mais le nombre de voitures proposées continuent d’augmenter, ce qui soutient le chiffre d’affaires global.

Il est intéressant de comparer les enchères des différents produits de luxe depuis la crise financière de 2008 (page 6 du rapport) : par rapport aux obligations d’Etat, le marché de l’art et le vin ne font pas mieux, ils demeurent à un niveau comparable. Par rapport à l’indice boursier S&P 500, qui offre un meilleur rendement, les montres, qui ont connu un sommet (un quadruplement) en 2012-2013, ne font finalement pas mieux, après leur chute depuis 2014.

Seuls les bijoux (en forte hausse depuis 2016) et les voitures de collections offrent un rendement clairement intéressant : celui qui a investi 100 euros dans ces actifs en 2006 en détient aujourd’hui presque 400. Une belle performance mais on rappelle qu’il s’agit d’une moyenne, avec une dispersion plutôt ample, ces marchés de niche nécessitent des compétences très pointues.


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Philippe Herlin

Philippe Herlin est économiste, Docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers, il a publié plusieurs ouvrages chez Eyrolles et rédige des chroniques hebdomadaires pour Goldbroker.

Il écrit tous les vendredis un article sur l'art et la culture vus à travers l'économie, et intervient ponctuellement sur d'autres sujets.

Son site : philippeherlin.com