Graphène : les autorités suspendent la distribution des masques FFP2

94 %
Le masque FFP2 garantit une filtration de 94% des particules présentes
dans l'air.

Si vous faites partie de ces personnes qui, début janvier 2022, se sont ruées sur les masques FFP2, un conseil : regardez s’ils contiennent du graphène. Du fait du manque de données sur la toxicité de ce biocide, les autorités françaises ont préféré suspendre leur distribution. À bon entendeur… 

Le graphène, un biocide interdit en Europe

Les masques font désormais partie de notre quotidien et il ne se passe pas un jour sans que nous en portions un. Destinés à lutter contre la propagation du Covid-19, ils existent sous la forme de différents modèles : des masques textiles qui sont aussi appelés « grand public », des masques chirurgicaux qui répondent à des exigences européennes de sécurité et de santé vérifiées par la norme NF EN 14683 et des masques FFP2 qui sont les plus protecteurs puisqu’ils garantissent une filtration de 94% des particules présentes dans l'air. 

Alors que des pays, comme l’Italie, imposent le masque FFP2 dans certains endroits (transports publics, musées, théâtres, stades et cinémas), le Canada a décidé, en avril 2021, de retirer du marché plusieurs références. En effet, ils contiennent du graphène, un matériau synthétique dont l’utilisation en tant que substance biocide n'est pas autorisée aujourd'hui en Europe. Ces mêmes références de masques FFP2 qui contiennent du graphène ont été distribuées en France en particulier aux professionnels de santé.

Les masques FFP2 contenant du graphène retirés du marché

Dans un communiqué datant du 14 janvier 2022, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses) explique que « les autorités françaises ont suspendu la distribution de ces masques dans l’attente d’une évaluation des risques ». « En raison du manque d’information sur le graphène utilisé par les fabricants et sur la toxicité de cette substance, en particulier à long terme » et parce que « les objectifs visés par les fabricants du fait de l’ajout de graphène dans les masques ne sont ni exprimés ni démontrés », l’Agence recommande aux autorités publiques de privilégier la mise sur le marché ou la mise à disposition de masques sans graphène.

« Mieux vaut prévenir que guérir » dit le célèbre adage. Mieux vaut également se prémunir. C’est pourquoi, l’Anses a rappelé aux fabricants et aux vendeurs « qu’ils ont la responsabilité de garantir la sécurité d’emploi de leurs produits pour les consommateurs. Cette responsabilité inclue celle d’apporter toutes les données permettant de juger de la nature exacte des matériaux employés, et de démontrer leur utilité dans le produit et leur innocuité dans les conditions normales d’utilisation, tant pour les consommateurs que pour l’environnement ». Pour rappel, tout début janvier 2022, avant la publication du communiqué de l’Anses, les pharmaciens ont alerté sur une ruée des consommateurs vers les masques FFP2. Un conseil donc, si vous possédez un petit stock chez vous, lisez bien sa composition sur l’emballage.


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