Dieselgate : Mercedes pourrait rappeler 600 000 voitures

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Le scandale du Dieselgate a éclaté il y a trois ans.

Les autorités allemandes accusent le constructeur automobile d’avoir truqué les moteurs de certaines de ses voitures à l’aide d’un logiciel.

Dieselgate : Mercedes dans le collimateur du KBA allemand

L’ombre du Dieselgate plane sur Mercedes. Le KBA, l’agence fédérale allemande de l’automobile, soupçonne le constructeur automobile d’avoir falsifié les émissions de CO2 de certaines voitures, lors des phases de test. C’est le quotidien allemand, Der Spiegel, qui a dévoilé cette information qui met à mal l’image de marque du constructeur.

Le ministère des Transports allemands somme le constructeur automobile de s’expliquer, après de sérieux soupçons de trucage de moteurs. Une affaire qui fait évidemment penser au Dieselgate, dont Volkswagen avait finalement fait les frais il y a trois ans. Des centaines de milliers de modèles seraient concernés par ce nouveau scandale.

Un possible rappel de 600 000 voitures ?

Mercedes pourrait ainsi, selon les médias allemands, rappeler pas moins de 600 000 voitures dans le monde entier. Parmi elles, la plus populaire de la gamme du constructeur automobile allemand, la Classe C. Si les soupçons étaient confirmés, ce nouveau scandale pourrait très sérieusement abîmer l’image de Mercedes, sans parler de ses finances. Pour rappel, le Dieselgate avait coûté plusieurs dizaines de milliards de dollars à Volkswagen.

Le ministre allemand des Transports a annoncé que les premiers résultats de l’enquête seraient rendus publics dans deux semaines. En attendant, Daimler, la maison-mère de Mercedes-Benz, conteste les accusations portées à l’encontre de sa marque phare. On saura à ce moment-là si Mercedes doit effectivement rappeler toutes ces voitures pour les remettre aux normes. Une opération qui pourrait bien lui coûter une petite fortune.


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Jean-Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour RCF où il est en charge de l'actualité sur web. Il a travaillé pour Perspective Entrepreneurs, Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et ancien membre de l'Association des Journalistes de Défense.