Microsoft : Nokia n'a pas cédé ses brevets et ça pourrait rapporter gros

Google par exemple, a payé 12,5 milliards de dollars en 2011 pour
Motorola, une deal qui comprenait les brevets de la société.

Si l'opération a fait grand bruit, un petite information de taille est passée inaperçue dans l'achat de Nokia par Microsoft. En effet, Nokia a vendu son activité de fabrication de téléphones mobiles à Microsoft, mais la société a conservé ses brevets. Et c'est une opération importante pour le groupe finlandais qui pourrait en tirer profit dans les années à venir.

Nokia et ses brevets

Jusqu'à présent, Nokia n'a pas vendu à grande échelle ses brevets, préférant les utiliser pour protéger son activité de téléphones mobiles contre ses concurrents, a précisé le porte-parole du groupe finlandais, Mark Durrant, dans un email rapporte l'agence Reuters. "Mais maintenant que nous n'avons plus d'activité en propre de fabrication d'appareils mobiles, une fois bouclé l'accord avec Microsoft, nous pourrions envisager de vendre les licences pour certaines de ces technologies", a-t-il dit. Ce n'est pas la première fois que Nokia joue habillement avec ses brevets. Le groupe avait attaqué, en 2009, puis conclu un marché avec Apple qui lui aurait rapporté des millions.

12 milliards pour les brevets de Motorola

Le marché des brevets de haute qualité tels que ceux de Nokia représente de gros montants. Google par exemple, a payé 12,5 milliards de dollars en 2011 pour Motorola. Et Google a payé aussi cher car le deal comprenais les nombreux brevets de Motorola. Mais il semble que Microsoft n'ai pas voulu laisser autant d'argent dans l'opération comme a pu le faire Google.


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Tugdual de Dieuleveult

Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.