2015, un millésime prometteur

46,6 MILLIONS
Selon des données collectées au 20 juillet, la récolte atteindrait
cette année 46,6 millions d'hectolitres.

Dans environ un mois commencent les premières vendanges. Pour le moment, les vignerons ont le sourire : 2015 réunit toutes les conditions pour d'espérer un bon millésime. Mais août eut encore tout changer.

2015, une année sans défauts

L'année 2015 réunit toutes les conditions pour avoir de bons crus. Pour l'instant. Episodes de chaleur à répétition, manque d'eau dans les terres… Les plaies de la plupart des agriculteurs, mais pas des vignerons qui, eux, ont encore des raisons de se réjouir. Car la chaleur, au lieu de tuer les vignes, permet d'empêcher la prolifération de la plupart de leurs maladies. Et plus le cépage est résistant à la chaleur, plus le vin s'annonce savoureux. Même le cycle lunaire est profitable aux vignerons adeptes de la  biodynamie (la viticulture calée sur les rythmes de déplacement de la lune). Ils attendent cette année un cru exceptionnel.

Selon des données collectées au 20 juillet, la récolte atteindrait cette année 46,6 millions d'hectolitres. Une production très légèrement inférieure à 2014 (-1%) mais toujours mieux que la moyenne des cinq dernières années (+2%), selon le ministère de l'Agriculture. Et côté qualité, Agreste, la branche statistique du ministère, a constaté des "grappes généreuses dans de nombreuses régions".

Août, le mois décisif

Quelques orages carabinés ou une averse de grêle peuvent tout gâcher en un rien de temps. Or, même si elles arriveront avec un peu d'avance cette année, les vendanges ne sont pas annoncées avant au moins un mois. Et un mois, c'est long.

Toutes les conditions pour un bon millésime ne sont pas réunies dans toutes les régions. Dans le sud, si les vignes semblent s'anoblir sous le soleil, la Bourgogne commence à s'inquiéter de la sécheresse. Les Bourguignons espèrent donc un climat tempéré sans trop de pluie en août.

De plus, la chaleur n'a pas non plus vaincu toutes les maladies. La pourriture noire reste assez présente dans le Gard et la Loire tendis que l'oïdium (une maladie issue d'un champignon) est toujours présent en Savoie, en Bourgogne et dans le nord-est, notamment en Champagne.  

 


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Lea Pfeiffer

Née en 1994, Léa Pfeiffer débute des études en journalisme audiovisuel à l'ISCPA de Paris une fois sortie bachelière de l'Ecole Boulle. Elle écrit occasionnellement des articles pour Economie Matin et le Journal de l'Economie. En parallèle, Léa Pfeiffer a déjà réalisé deux documentaires : "Aveugles 2.0", et "Capitale Zéro Déchêts". 

@aloonontheweb