Des milliers de suppressions de postes en préparation chez Air France-KLM

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Air France pourrait annoncer 10.000 suppressions de postes.

Air France-KLM s'apprête à annoncer l'ampleur du plan de « reconstruction » visant à remettre la compagnie aérienne sur les bons rails, après le confinement et les restrictions de déplacement. Des milliers d'emplois sont menacés.

La litanie des suppressions d'emplois se poursuit dans le secteur du transport aérien. Vendredi 3 juillet prochain, ce sera au tour d'Air France-KLM de préciser l'ampleur du plan de restructuration, mais si l'on en croit les autres entreprises qui ont déjà annoncé leurs programmes de réduction des effectifs (10.000 postes supprimés chez Delta, 12.000 chez British Airways, 22.000 chez Lufthansa), cela risque de faire mal à l'emploi. La direction d'Air France n'a pas voulu confirmer les chiffres qui circulent, de 8.000 à 10.000 suppressions de postes. Il faut néanmoins s'attendre à une véritable saignée. Après un conseil d'administration lundi, c'est donc vendredi 3 juillet que la direction tiendra un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire au siège de Roissy. Le même jour, un CSE extraordinaire aura lieu au siège de Hop!, la filiale chargée des liaisons domestiques.

Soutien massif de l'État

Hop! est particulièrement menacée en raison de l'aide reçue de l'État français (7 milliards d'euros en prêts garantis et prêts directs). En contrepartie de ce soutien massif, Air France s'est engagée à supprimer les liaisons domestiques où il existe une alternative ferroviaire de moins de deux heures et demi. Les lignes entre Roissy et Lyon, Nantes et Bordeaux pourraient ainsi disparaître, tandis que la low cost Transavia récupèrerait des lignes court courrier. Des syndicats comme le SNPL, majoritaire chez les pilotes, ou encore l'Unsa aérien, sont prêts à négocier pour « le bien de l'entreprise », mais les négociations s'annoncent ardues.

Hop! menacée à court terme

La direction du groupe veut faire en sorte que les suppressions d'emplois s'effectuent sur la base du volontariat, avec la mise en œuvre de ruptures conventionnelles collectives (RCC). Le SNPL a validé une RCC concernant un maximum de 403 pilotes, soit 10% des effectifs chez les pilotes, d'ici la fin de l'année. Les négociations se poursuivent pour la RCC chez les hôtesses et stewards : 1.700 emplois sont concernés. Il faudra aussi s'attendre à des suppressions de postes au sein du personnel au sol et dans les fonctions support.


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