Minitel : l'adieu au 3615, c'est pour aujourd'hui

Les 1500 services encore actifs sur Minitel rapportaient 45 millions
d'euros par an à France Télécom (contre 1 milliard pendant les années
90).

Alors que 2 Français sur 3 sont aujourd'hui connectés à Internet, le Minitel semblait déjà être relégué au rang des vieux souvenirs… Et pourtant, cette technologie datant de 1982 compte encore 420 000 clients actifs ! Du moins jusqu'au 30 juin, date à laquelle les derniers codes d'accès téléphonique (3611, 3615, etc) seront désactivés.

Ayant connu son heure de gloire dans les années 90 avec l'annuaire, la vente par correspondance et les fameuses « messageries roses », le Minitel a été détrôné par l'arrivée d'Internet. Des services comme 3615 Ulla ou 3617 Verif continuent néanmoins à attirer 20 000 connexions par mois, selon AGL, la société qui les édite. Ces 1500 services actifs rapportaient encore 45 millions d'euros à France Télécom l'an dernier (contre l'équivalent d'1 milliard d'euros pendant les années 90).

Mais le réseau coûtant trop cher à entretenir, l'opérateur a décidé de lui régler définitivement son sort. Que faire des 600 000 à 700 000 Minitels encore en circulation ? France Télécom a mis en place une collecte dans toute la France : les appareils seront démantelés dans la banlieue toulousaine, puis recyclés. Une page électronique se tourne !

A lire également l'interview exclusive de Gérard Théry, le père du Minitel, sur Economiematin.fr


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Laure Japiot

Journaliste spécialisée en économie depuis 2004, Laure Japiot a notamment travaillé pour l'hebdomadaire gratuit Economie Matin, le Courrier du Grand Paris (magazine de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris) et Les Echos de la franchise (Groupe Les Echos). Elle est diplômée du CESEM (Reims Management School).