Frankenstein ne maîtrise plus son monstre : un mort à Sivens

8,5 MILLIONS €
Le projet du barrage de Sivens avait un coût estimé à 8,5 millions
d'euros.

OPINION

Tristesse mise à part, c'est un contentement de voir ce parti socialiste aux prises avec un de ses monstres : Frankenstein contre sa créature,  une putain Antifa (émanation du Front de gauche) mâtinée de khmer vert (EELV). Un monstre qui erre dans les bois en se nourrissant de baies sauvages... récupère la tragédie de Sivens pour racoler à son compte comme naguère au profit de son créateur-souteneur socialiste.

 

C'est une colère noire qui m'envahit lorsque je vois la façon dont ce gouvernement prétend "gérer" le drame de Sivens : me revient le souvenir traumatisant du lynchage par les pouvoirs publics l'année dernière d'Estéban Morillo, victime d'une agression Antifa ayant entraîné la mort de Clément Méric. Cette autre "tache indélébile sur l'action de ce gouvernement" comme dit Duflot, je la mets immanquablement en parallèle avec la responsabilité de ces mêmes pouvoirs publics dans la mort de Rémi Fraisse, militant écologiste.


Europe Ecologie Les Verts -EELV- ce parti écologiste "européen" est aussi extravagant en France que le serait un "parti Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres" -LGBT- ou un "parti de la laïcité". EELV draine une adolescence attardée, naïve et attendrissante (Rémi Fraisse en était le prototype). Il est un prétexte pour les mouvances internationales Antifas renforcées par les Black Blocs et sert de fer de lance à l'anarchisme altermondialiste le plus violent et devenu incontrôlable.
Il faut pourtant bien se souvenir que les questions environnementales étaient traitées efficacement et sereinement dès 1971 sous Pompidou par le nouveau ministère de "La Protection de la nature et de l'Environnement".
Alors que la Droite s'occupe d'Écologie, la Gauche en a toujours fait une arme électoraliste et politicienne. Le "naturalisme subversif" porté par Brice Lalonde obtient la création du parti écolo "les Verts" sous Mitterrand en 1982.
"Globalisons les luttes pour globaliser l'espoir !" proclame José Bové en 2003.


Aujourd'hui après la mort de Rémi Fraisse, les socialistes en appellent à "la responsabilité de tous" mais s'en exonèrent !

"Depuis quarante-huit heures, aucun membre de ce gouvernement (…) ne s'est exprimé pour présenter ses condoléances." souligne à juste titre Duflot. Nous découvrons un pouvoir pressé uniquement de tempérer la révolte militante tournée vers les forces de l'ordre et les pouvoirs publics, contre ce qu'elle nomme "l'État terroriste !"

Hollande se décide à lancer son trémolo pathétique s'engageant à "veiller personnellement" à ce que soit faite "la vérité, toute la vérité sur ce qui s'est passé durant cette manifestation qui a été violente." Sur le terrain, non seulement aucune interpellation en particulier parmi les "black blocs" vêtus de noirs, gantés, visages dissimulés, dont beaucoup étaient équipés de masques à gaz, ou armés de bâtons....selon Libération; Mais on découvre ahuri que le sac à dos du jeune Rémi, pièce à conviction pourtant essentielle dans l'enquête est encore entre les mains des contestataires trois jours après le drame...

"Je n'accepterai pas la mise en cause des policiers et des gendarmes qui ont compté de nombreux blessés dans leurs rangs" et qui sont  "confrontés souvent à une violence extrême". C'est ainsi que Valls défend ses troupes qui n'ont fait qu'obéir aux ordres comme lorsqu'elles gazent les familles de la Manif Pour Tous… ou brutalisent les veilleurs pacifiques. 

Le pompon revient à Cazeneuve qui pour calmer le jeu, se fait sentencieux et moralisateur : "A chacun qui porte une parole publique d'être responsable et d'être dans la retenue. On ne peut pas procéder à des accusations avant que la justice n'ait été au bout de ses enquêtes. Dès lors que l'on est contre la violence on ne peut pas non plus occulter des violences qui se sont produites et qui ont conduit à un engrenage funeste."

Hier encore, cette gauche dans un même élan jetait un simple suspect à la curée.

Le 5 juin 2013 pour la mort accidentelle (elle aussi) de Clément Méric un agresseur Antifa, nous avons assisté impuissants au lynchage du jeune Esteban Morillo immédiatement accusé d' "assassinat" avant enquête, avant jugement. Lui n'avait que ses poings pour se défendre, ni grenades offensives des gendarmes, ni bouteilles d'acide et cocktails Molotov des manifestants de Sivens.

Politiciens -Valls en tête-, magistrats du syndicat du "mur des cons", médias, le boboland, tous réunis de concert ont nié la présomption d'innocence et la légitime défense. Le doute -magistral dans cette affaire- ne lui a jamais profité,  Esteban a été incarcéré 15 mois, peut être aussi pour le protéger de la haine démentielle provoquée par l'hallali politico-médiatique !

Au lendemain de la mort de Clément Méric, le 06 juin 2013
Hollande depuis le Japon déclarait " Ces violents personnages méritent la plus lourde des sanctions." Il ne parlait pas des gendarmes ni des agresseurs Antifas mais des victimes du guet-apens !

Valls : "Ce n'est pas le moment de faire des amalgames.  Il ne faut pas confondre avec ceux qui d'une manière ou d'une autre luttent contre le fascisme" répondant à Copé qui demandait la dissolution des groupes extrémistes de Gauche (comme de Droite).

Sous la pression médiatique et politique, Serge Ayoub a dissout lui même son "service d'ordre Troisième Voie" qui n'était même pas partie prenante dans le drame tandis que les Antifas venus "casser du skin" ce jour-là, poursuivront tranquillement leurs violences et leurs menaces avec la bénédiction du gouvernement !
Circulez braves gens, il n'y a rien à voir...


Il y a un peu plus d'un mois, le 17 septembre 2014,  39 députés se joignant à Yannick Moreau UMP, déposaient la proposition de loi n°2205 "tendant à élargir les conditions de dissolution des associations ou groupements de fait tels que les groupes antifas". Pour l'instant, celle-ci est restée lettre morte.


Comment osent-ils exiger le respect des institutions, eux qui violent tous nos principes ?


"Assassinat sordide" ou "engrenage funeste", un an et demi séparent ces deux morts accidentelles de Clément Méric agresseur extrémiste Antifa et de Rémi Fraisse touriste militant écolo.
Pour la mouvance stalinienne Antifa et fanatique EELV, deux gestions politico-médiatiques précipitées et diamétralement opposées : face aux voyous "antifascistes", un Morillo "crâne rasé, tatoué" donc "coupable de meurtre" désigné à la vindicte bienpensante et populaire ; et face aux fanatiques écolos, également crânes rasés et souvent tatoués, les forces de l'ordre excusées par un "engrenage funeste" !

Les gendarmes ne seront pas sanctionnés pour avoir appliqué les ordres, il n'y aura pas de sentence du moins tant que l'enquête n'aura pas abouti et c'est heureux !

Cazeneuve (à l'Intérieur), Le Drian (à la Défense), Valls (chef de gouvernement) ou Hollande (chef des armées) démissionneront-ils pour avoir autorisé l'usage de grenades offensives par les gendarmes ayant entraîné la mort d'un citoyen et plusieurs blessés ? Ou bien les socialistes nous resserviront-ils réchauffé, le fameux "Responsable mais pas coupable" du sang contaminé ?

 Et Saint Bartolone réclamera-t-il à l'Assemblée Nationale "un temps d'indignation et de recueillement" à la mémoire de Rémi Fraisse contre "l'abominable agression dont il a été victime…" comme le lendemain même de la mort de Clément Méric ici en juin 2013 ?

Comment un État aussi irresponsable, aussi sectaire et partisan, aussi laxiste ou juge arbitraire ose-t-il exiger le respect ?
Le pire à Sivens comme à Notre Dame des Landes, c'est que les écolos ont probablement raison de s'opposer à ces projets pharaoniques inadaptés aux réels besoins !

Calculette pour revolte.exprimetoi.com