Mouvement contre la réforme des retraites : le coût pour l'économie française

15 MILLIARDS
Depuis le début du mouvement, la grève a représenté un manque à gagner
de 15 milliards d'euros à l'économie française, selon la CPME.

Le mouvement contre la réforme des retraites, qui en est à son 42e jour, coûte cher à l'économie française. Plusieurs secteurs d'activité sont plus touchés que d'autres.

À en croire la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), la grève contre la réforme des retraites pèse 400 millions d'euros chaque jour sur l'économie française. Depuis le début du conflit social, le total s'établit donc à 15 milliards d'euros ! Europe 1 livre d'autres chiffres qui permettent de mieux cibler l'impact du mouvement sur les secteurs les plus touchés. La SNCF a estimé un le manque à gagner à 20 millions d'euros chaque jour, la RATP en est à 3 millions. Mais c'est l'ensemble des entreprises qui subissent des pertes en lien avec la grève, en particulier à Paris et en Ile-de-France. Ces dernières dépensent ainsi en moyenne 8 euros par jour et par salarié (soit 233 euros par salarié en 40 jours) pour accommoder leurs employés : frais de taxi ou de VTC, chambres d'hôtel. 18% des entreprises de la région en parisienne ont ainsi loué un logement pour aider leurs salariés.

Les entreprises accommodent les salariés

Plus de 7 employeurs sur 10 ont revu leurs horaires, toujours dans l'objectif de soutenir leurs employés. Les entreprises les plus en difficulté peuvent bénéficier du système de chômage partiel, un régime qui permet de compenser les pertes de salaire (ils sont compensés par l'État) en raison du manque à gagner dû aux grèves. 531 entreprises ont demandé à en bénéficier, dont un quart en Ile-de-France, selon les chiffres recueillis par Europe 1. Pour les sociétés les plus touchées, le gouvernement prévoit d'autres dispositifs comme un report des charges sociales, voire un dégrèvement fiscal.

Des secteurs plus touchés que d'autres

Certains secteurs sont plus touchés que d'autres par le mouvement. C'est le cas dans la restauration, l'hôtellerie et le tourisme. Les brasseries parisiennes situées à côté des gares ont vu fondre leur chiffre d'affaires de 30%, selon l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie). Dans les hôtels, on accuse une baisse de 50% en décembre. Certains musées voient leur fréquentation chuter : -50% au Petit Palais, -25% au Grand Palais…


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