En 50 ans le nombre de catastrophes naturelles a été multiplié par cinq

96,9 milliards de dollars
L'ouragan Harvey a causé près de 96,9 milliards de dollars de dégâts
aux États-Unis en 2017.

Selon le rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), au cours des cinquantes dernières années, il y a eu en moyenne une catastrophe naturelle par jour causant quotidiennement 202 millions de dollars de dégâts et entraînant le décès de 115 personnes. 

Au cours des cinquantes années, entre 1970 et 2019, plus de 11 000 catastrophes naturelles liées au changement climatique ont été enregistrées. Ces catastrophes climatiques ou hydrologiques ont causé plus de 2 millions de décès et les dégâts matériels s'élèvent à 3,64 billions de dollars. Sept des 10 catastrophes qui ont engendré le plus de dégâts sont survenues après l’an 2000 et trois d'entre elles sont survenues en 2017 aux États-Unis. Il s’agit des ouragans Harvey (96,9 milliards de dollars), Maria (69,4 milliards de dollars) et Irma (58,2 milliards de dollars). Entre les années 1970 et les années 2010, les pertes économiques se sont multipliées par sept, passant d’une moyenne de 49 millions de dollars de pertes quotidienne à une moyenne de 383 millions de dollars de perte quotidienne.

Diminution du nombre de pertes humaines

« Les pertes économiques augmentent à mesure que l’exposition à ces phénomènes s’intensifie. Heureusement, parallèlement à ces sinistres statistiques nous pouvons communiquer un message d'espoir: l'amélioration des systèmes d'alerte précoce multi dangers se traduit par une réduction considérable de la mortalité. Nous sommes simplement mieux armés que jamais pour épargner des vies, » a déclaré M. Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM. En effet, au cours des cinq décennies, les catastrophes météorologiques ont engendré presque trois fois moins de décès. Entre 1970 et 2019, le nombre de décès liés aux catastrophes météorologiques a nettement diminué, il est passé de 50 000 dans les années 1970 à moins de 20 000 dans les années 2010, passant d’une moyenne de 170 décès par jours en 1970, à 90 décès par jour dans les années 1990 pour atteindre une moyenne de 40 décès par jour dans les années 2010. 

Les catastrophes ayant causé le plus de pertes humaines sont les épisodes de sécheresses (650 000 victimes) suivies de près par les tempêtes (577 232 victimes), puis viennent les inondations (58 700 victimes ) et les températures extrêmes (55 736 victimes). D’après le rapport de l’OMM «plus de 91% de ces décès sont survenus dans des pays en développement (selon la classification des pays des Nations Unies)». Le rapport ajoute que «seulement la moitié des 193 membres de l’OMM disposent de systèmes d'alerte précoce multi dangers et les réseaux d'observation météorologique et hydrologique souffrent de brèches en Afrique, dans certaines zones d'Amérique latine et dans les États insulaires du Pacifique et des Caraïbes».

Une multiplication des risques de catastrophes

Selon le secrétaire général de l’OMM, «le nombre de phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes continue de progresser. Du fait du changement climatique, ils deviendront plus fréquents et plus violents dans de nombreuses parties du monde ». «Nous devons donc nous attendre à davantage de vagues de chaleur, de périodes de sécheresse et de feux de forêt tels que ceux qui ont sévi récemment en Europe et en Amérique du Nord. Le taux plus élevé de vapeur d'eau dans l'atmosphère exacerbe les précipitations extrêmes et les inondations meurtrières. De plus, le réchauffement des océans a une incidence sur la fréquence des cyclones tropicaux les plus intenses, de même que sur et les zones qu’ils touchent,» a-t-il ajouté. Selon beaucoup d’études différentes, la multiplication des catastrophes naturelles est dûe à une influence humaine non négligeable sur le changement climatique.

 


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