NASDAQ : retour vers le futur

5 %
La reprise économique des Etats-Unis a permis de faire baisser le taux
de chômage aux alentours de 5%

Les superlatifs manquent pour décrire l’évolution de l’indice phare des « biotechs » ou autres valeurs internet/communication depuis la fin de la crise des subprimes aux Etats-Unis…et l’éclatement de la bulle internet quelques années auparavant. Il est probable que la hausse spectaculaire observée depuis la fin de la crise des subprimes se poursuive à moyen terme… zoom macroéconomique et technique.

 A la fin des années 90, sur une durée de 24 mois entre mars 1998 et mars 2000, l’indice des 100 plus importantes valeurs (Nasdaq 100) cotées sur le Nasdaq a connu une progression fulgurante de plus de 300% pour culminer à 4816 pts.

Tout juste 18 mois après ce sommet, l’indice revenait à son cours initial, après un krach historique. La « bulle internet » avait éclaté…

Aujourd’hui il est presque impossible de comparer le Nasdaq 100 du début des années 2000 et celui d’aujourd’hui tant la composition de l’indice a sensiblement changé. Et c’est pour ces même raisons que la hausse de l’indice repose sur des fondamentaux plus stables qu’au moment du krach historique. Le Nasdaq 100 d’aujourd’hui est un mix entre valeurs plus anciennes comme Microsoft, Intel ou Cisco qui génèrent de façon récurrente d’importants revenus et du cash-flow, des mastodontes comme Apple ou Google ou encore des valeurs qui montent en puissance comme Tesla ou Netflix. Cette diversité entre valeurs matures et groupes plus récents mais suffisamment dimensionnés et à fortes perspectives d’avenir, surfant sur les évolutions sociétales et technologiques dans un environnement de liquidités abondantes, semble présager d’un avenir positif pour l’indice.

Cette montée en puissance après le krach de 2000/2001 ne s’est pas faite immédiatement après l’éclatement de la bulle. Une première embellie s’est manifestée entre 2002 et 2007 mais n’a pas duré en raison de l’éclatement d’une autre bulle, celle du crédit immobilier aux Etats-Unis (subprimes). Il aura fallu attendre la stabilisation de la situation financière et la mise en place successive de plusieurs plans d’assouplissements monétaires (QE1, QE2 et QE3 de la FED) pour que la dynamique haussière se remette en place de façon plus pérenne. Cela fait maintenant près de 6 ans que le rallye haussier est en place et, hormis quelques phases de correction temporaires (ne dépassant guère quelques mois en 2010, 2011 et 2012 notamment), rien ne semble freiner la progression d’un indice synonyme de toutes les promesses.

La fin du 3ème programme d’assouplissement monétaire de la FED qui a drainé une quantité considérable de liquidités sur les marchés financiers et l’approche de la « normalisation » de cette politique monétaire, entraînant probablement dans quelques mois un relèvement de taux, ne devrait toutefois pas entraîner de correction durable de l’indice même si un accroissement de la volatilitépourrait être observé. En effet, la fin du programme de la FED se fait dans un contexte de croissance soutenue Outre-Atlantique avec un taux de chômage se rapprochant des 5% et une confiance des consommateurs au plus haut depuis plus de 10 ans.

Même si la FED a débuté un cycle de normalisation, d’autres banques centrales continuent d’appliquer une politique monétaire accommodante comme la BCE, la Banque du Japon ou la Banque d’Angleterre, ce qui permet de conserver un environnement international favorable à la croissance.

Un autre facteur permet de penser que le Nasdaq et le Nasdaq 100 ont une forte probabilité de revenir sur puis d’excéder les niveaux de la « bulle internet » : le comportement des autres indices majeurs comme le Dow Jones ou le SP500 qui sont non seulement revenus sur les niveaux de la crise des subprimes et de la bulle internet mais ont largement excédé ces niveaux pour battre de nouveaux plus hauts historiques.

Enfin, dernier éléments qui permet de prendre la mesure du chemin parcouru sur le Nasdaq100 : l’évolution du PER (cours de l’action / bénéfices par action) qui évolue légèrement au-dessus de 23 début mars alors qu’il évoluait à plus de 100 lors de l’éclatement de la bulle au début des années 2000. La stabilité des PER dans un environnement de forte remontée des cours semble indiquer que nous ne sommes pas dans un environnement de formation de bulle avec risque d’éclatement brutal. Cela n’enlève pas le risque de correction ou consolidation mais la recherche de performance dans un environnement de faibles rendements obligataires et de liquidités abondantes devrait continuer à tirer les cours du Nasdaq à la hausse.


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Alexandre Baradez

« Alexandre Baradez, 32 ans, a rejoint IG France en tant que Responsable Analyses Marchés. La succursale France du Groupe IG bénéficie ainsi d'un pôle d'analyse renforcé et contribue à la continuité de la diffusion d'analyses du Groupe, en complément des pôles basés à Londres, Melbourne, etc.

 

La nomination d'Alexandre Baradez illustre également la volonté d'IG de donner à ses clients un accès facilité à une information de qualité et de renforcer les moyens d'aide à la décision mis à leur disposition.

 

Diplômé de l'ESCE (Ecole Supérieure de Commerce Extérieur), Alexandre Baradez débute sa carrière chez EBG FINANCES en 2003 en tant que consultant spécialisé en défiscalisation immobilière. Il intègre le département Gestion Privée de BNP PARIBAS en 2005 où il assure la gestion et le suivi d'un portefeuille de 400 clients. En 2008, il rejoint Banque Robeco Gestion Privée où il a en charge la gestion d'un portefeuille de 650 clients. Il délivre un conseil sur OPCVM, la constitution et la gestion d'un patrimoine en exploitant l'actualité macro et micro-économique.

 

En octobre 2009, il rejoint Saxo Bank en tant que Sales Trader et devient en 2011 Analyste Marchés de la banque dont il est l'interlocuteur privilégié auprès des medias français. »