New York veut ralentir la croissance d'Uber et des sociétés de VTC

17,22  DOLLARS
Le salaire minimum des chauffeurs VTC devrait se fixer à 17,22 $ de
l'heure.

Uber, Lyft et les autres sociétés de VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) vont être à la peine à New York, alors que la ville a décidé de limiter le nombre de licences… et de mettre en place une rémunération minimale.

C'est le cauchemar des sociétés de VTC, elles dont le modèle économique repose sur le recrutement d'un maximum de chauffeurs afin de réduire le temps d'attente des clients… et le prix des courses, puisque ces tarifs sont déterminés en fonction de la l'offre et de la demande. Plus il y a de VTC dans les rues, moins les courses sont chères et plus les clients font appel aux services d'Uber, Lyft et consorts. Or, le conseil municipal de New York a décidé de frapper fort, en limitant le nombre de licences accordées aux chauffeurs exerçant avec ces applications.

Étude d'impact

Cette limite est fixée pour douze mois, le temps pour la ville d'étudier l'impact des VTC. Mais ce n'est pas tout. New York va également mettre en place une rémunération minimum pour les chauffeurs. Selon une proposition de l'autorité en charge de la supervision de l'activité des taxis et des limousines, ce minimum devrait être de 17,22 $ de l'heure. Or, 85% des chauffeurs n'atteignent pas ce salaire minimal… Ce sont les sociétés de VTC qui devront compléter les rémunérations si un de leur conducteur ne parvient pas à cette somme. 

Lutter contre les embouteillages

New York explique la mise en place de ces dispositifs par la place que prennent les quelques 80 000 véhicules VTC qui circulent dans les rues de la ville. La moitié du trafic autoroutier dans certaines zones de New York est composée de voitures d'Uber et de Lyft… La mégalopole américaine compte par ailleurs 45 000 taxis. Il s'agit donc pour le conseil municipal de lutter contre la congestion urbaine.


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