Le plus gros fonds souverain du monde ne veut plus du charbon

1,3 %
Le fonds de pensions norvégien détient 1,3% de la capitalisation
boursière mondiale.

Dans la lutte contre le réchauffement climatique toute petite avancée est bonne à prendre. Mais celle que vient de faire le fonds souverain norvégien, qui est actuellement le plus gros fonds souverain du monde, est très importante. A l'unanimité il a été décidé de ne plus investir dans tout ce qui tourne autour de l'énergie fossile, productrice de CO2 et de gaz à effet de serre.

Plus de mines, de charbon, de pétrole ou autres

L'accord a été signé par tous les partis du pays : le fonds de pension de la Norvège ne pourra plus investir dans une entreprise dont plus de 30% du chiffre d'affaires ou de l'activité proviennent de l'exploitation d'énergies fossiles. Et ce que ce soit l'activité minière ou énergétique.

C'est la suite logique d'une politique de désengagement déjà commencée il y a des années de ça... mais désormais c'est dans la loi et, surtout, la chose aura des conséquences très importantes pour le secteur boursier et le secteur pétrolier. Car le fonds d'investissement souverain de Norvège est un véritable décideur.

Le fonds qui fait de tous les Norvégiens des millionnaires

Les investisseurs risquent de suivre le mouvement car la décision du fonds souverain norvégien n'est pas que écologique : elle est également économique. Selon les dirigeants le business-model des activités productrices de charbon n'est plus viable à long terme. Un paradoxe alors que la Norvège produit elle-même du pétrole en grande quantité.

Mais avec 820 milliards d'euros d'actifs, soit l'équivalent d'environ 1,3% de la capitalisation boursière mondiale, le fonds ne devrait pas avoir de problèmes à garder la tête haute. Bien au contraire : grâce à lui chaque habitant de la Norvège est plus que millionnaire (en couronnes, la Norvège n'ayant pas adhéré à l'euro).

A noter que le fonds souverain norvégien se porte très bien : ses actifs sont estimés aujourd'hui à quelque 820 milliards d'euros alors qu'il ne pesait environ que 607 milliards d'euros en janvier 2014.


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