Nouveaux nuages noirs dans le ciel d'Air France

5,1 %
Les syndicats d'Air France exigent une hausse générale des salaires de
5,1%.

Air France-KLM va de nouveau connaitre des jours difficiles. Après une accalmie d'un mois, la compagnie aérienne pourrait bien faire face à un nouveau préavis de grève, déposé par l'intersyndicale.

Les syndicats qui ont tenu tête à la direction d'Air France tout au long du printemps sont prêts à remettre le couvert. Un nouveau préavis de grève a été déposé pour la période du 23 au 26 juin inclus. De quoi mettre un peu plus de pression sur la nouvelle direction provisoire de la compagnie aérienne. Dans un communiqué publié peu après la décision de l'intersyndicale, la direction a justement tenté de jouer les pompiers : une série de « mesures concrètes » et « d'initiatives » seront faites le 14 juin, durant la réunion du comité d'entreprise, par Anne-Marie Couderc, PDG par intérim, et son directeur général Franck Terner.

Préavis de grève

Si ces mesures satisfont les syndicats, alors le préavis de grève pourrait être levé… ou renforcé. La balle est clairement dans le camp de la direction, elle qui déplore que la position des syndicats est incompatible avec « l'intérêt collectif et le souci d'avenir de la compagnie ». Ces annonces seront quoi qu'il en soit scrutées de près par l'intersyndicale, les salariés… et les passagers, qui ne veulent sans doute pas revoir les perturbations qui ont secoué Air France entre le 22 février et le 8 mai.

Mesures concrètes

Durant cette période, une partie des personnels au sol, des hôtesses et stewards, et des pilotes a organisé une grève perlée de quinze jours, qui ont représenté un manque à gagner de 400 millions d'euros. Le tout dans un contexte concurrentiel très difficile… Les syndicats exigent une hausse des salaires de 5,1% immédiatement en guise de rattrapage de l'inflation (les salaires sont gelés depuis 2011). La direction a mis sur la table une proposition : 2% de hausse tout de suite, puis 5% étalée entre 2019 et 2021. Un accord refusé par les syndicats et les salariés, poussant Jean-Marc Janaillac, l'ex-PDG de la société, de quitter son poste.


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