Une nouvelle mesure de soutien pour les PME en difficulté

500 MILLIONS
L'enveloppe de Bercy pour ce dispositif est de 500 millions d'euros.

Le gouvernement va donner un coup de pouce aux entreprises fragilisées par la crise sanitaire et qui n'ont pas pu obtenir d'aide auprès des banques. 500 millions d'euros y seront consacrés.

Le ministère de l'Économie et des Finances va consacrer 500 millions d'euros pour aider des entreprises « stratégiques » de 50 à 250 salariés. Toutes les PME ne pourront y prétendre ; parmi les critères retenus par les comités départementaux d'examen des problèmes de financement des entreprises, il faudra que la PME soit dotée de réelles perspectives de redressement, qu'elle joue un rôle significatif au sein du bassin d'emploi local, ou qu'elle possède un savoir-faire reconnu ou encore une position critique dans « une chaîne de valeur ». Le dispositif permettra d'allouer jusqu'à 800.000 euros d'avances remboursables, ou un prêt à taux fixe bonifié pour les besoins allant au-delà.

Jusqu'à 800.000 euros sous forme d'avances remboursables

Bercy vise ici les entreprises qui ont trouvé porte close devant les banques quand elles ont demandé un prêt garanti par l'État (PGE), une mesure mise en place dès le début du confinement pour éviter les faillites à répétition en raison de la paralysie de l'économie. Ce sont 100 milliards d'euros de PGE qui ont été attribués à 500.000 entreprises. Les TPE représentent 90% du total. Mais même si l'État garantit jusqu'à 90% de la somme prêtée, le reste représente un risque financier pour les banques. De nombreuses entreprises ont essuyé des refus de leur part. Ce nouveau dispositif vise justement à les épauler.

Pour les PME recalées au PGE

Ce sont donc des PME déjà fragilisées avant la crise sanitaire qui pourront espérer toucher une aide pour renflouer une trésorerie en souffrance. Même les entreprises bénéficiaires d'un PGE, mais à l'apport insuffisant, pourront demander le coup de pouce. Au vu des difficultés de ces PME, Bruno Le Maire n'a d'ailleurs pas exclu que l'État pourrait essuyer des pertes avec cette nouvelle mesure. Il a néanmoins rappelé que ce serait « une grosse erreur » de soutenir des entreprises qui ne seraient pas viables.


A découvrir