Obama valide l'interdiction de la vente de certains smartphones de Samsung aux Etats-Unis

Au deuxième trimestre 2013, Apple ne réalisait plus que 13% de parts
de marché sur le marché des smartphones, contre 30% pour Samsung.

 

On ne pourra pas dire qu'aux Etats-Unis, le made in America n'est pas défendu ! Barack Obama, par ailleurs très pris en ce moment par un certain « shutdown » partiel de son administration et par la menace d'un défaut de paiement, a trouvé le temps de défendre un des fleurons américains : Apple. Comment ? Tout simplement en autorisant l'interdiction de vente sur le territoire américain de certains smartphones du concurrent sud-coréen Samsung, au motif que ces produits violent les brevets d'Apple notamment en matière d'écrans tactiles et de détection d'accessoires comme les écouteurs.

Samsung ne pourra plus vendre certains de ses smartphones aux Etats-Unis


C'est la deuxième fois que le président du monde libre (« free world ») comme il aime à se définir intervient pour soutenir la marque à la pomme face à son rival asiatique.


En août dernier, la Commission américaine du commerce international a interdit à Samsung « de continuer à importer, vendre, et distribuer des articles qui enfreignent » ces brevets aux Etats-Unis, sans toutefois identifier précisément les appareils concernés. En n'utilisant pas son droit de veto, le président a donc décidé de rendre cette décision définitive.

Samsung a déjà trouvé la parade

En réalité, il s'agirait d'anciens modèles, notamment les Galaxy S, S2 et Ace, donc l'impact économique pour Samsung devrait être limité. Le contentieux ne datant pas d'hier, Samsung a évidemment fait évoluer ses nouveaux smartphones afin qu'ils n'enfreignent plus les brevets en question.

Ce qui est « amusant », c'est que la même Commission américaine du commerce international avait interdit la vente d'iPhones et d'iPads d'Apple, au motif qu'ils violaient des brevets... de Samsung ! L'administration américaine avait dû utiliser son droit de veto, ce qu'elle ne fait que rarement, pour maintenir leur commercialisation.


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Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.