L'obligation vaccinale pousse les soignants à la démission, entraîne une aggravation des déserts médicaux

85 %
85% des Français de 18 ans et plus ont reçu au moins une dose de
vaccin au 26 août 2021

OPINION

Le passe, instrument d’aggravation d’une catastrophe sanitaire annoncée

L’état pitoyable actuel de la France n’est pas dû au virus (1) mais avant tout aux mesures prétendument sanitaires qui nous été imposées pour, soi-disant, éviter la submersion du système hospitalier.

Mais si cette excuse pouvait tromper certains au début de la crise, elle n’est plus crédible aujourd’hui. En effet le répit du confinement n’a pas été utilisé pour renforcer nos hôpitaux ou tenter de diminuer le nombre des déserts médicaux. Au contraire, il a abouti à la détérioration de la situation des soignants tant à l’hôpital qu’en ville et, à la prochaine crise, nous risquons une fois de plus de payer les conséquences de la politique sanitaire autoritaire et toxique du gouvernement.

La casse du système hospitalier s’est aggravée pendant la crise

La détérioration de notre système de santé n’est pas nouvelle et ne doit pas être imputée au seul gouvernement Macron qui y a fortement contribuée. Elle a commencé il y a plus de 20 ans avec la bureaucratisation autoritaire progressive (création de l’école de la santé de Rennes et des agences régionales de la santé) et une gestion purement financière de réduction des coûts.

La gestion des hôpitaux qui relevait jusqu’alors des élus (les maires) sensibles aux besoins de leurs administrés/ électeurs a été confiée à des fonctionnaires non-médecins avant tout désireux de plaire à leur hiérarchie. En vingt ans nous sommes passés, dans toutes les enquêtes internationales, du premier rang mondial pour la qualité du système de distribution des soins à plus du vingtième.

Depuis plus de cinq ans la misère des hôpitaux est criante avec des services de réanimation incapables de répondre aux crises saisonnières de bronchiolite des nourrissons, imposant de nombreux transferts inter hôpitaux et la multiplication des décès de malades durant d’interminables attentes (parfois 6 à 8 heures) de consultation aux urgences. Les soignants ont crié à l’aide, protesté, fait grève(2), manifesté et n’ont reçuen réponse que répression brutale, gaz lacrymogènes et projectiles de LBD.

La crise du Covid aurait dû permettre d’inverser la politique de santé en mettant les soins aux malades au premier rang des priorités ; il n’en a rien été.

Le ministère aurait dû renforcer les possibilités d’accueil de l’hôpital, mais il a continué à fermer des lits, dans toute la France, y compris de réanimation, diminution qu’il a simplement tenter de camoufler en modifiant les qualificatifs des services de réanimations. Il a fermé des lits, des services et des hôpitaux (tels à Paris l’hôtel-Dieu et le Val de grâce) préférant réaliser des opérations immobilières juteuses que répondre aux besoins de la population.

Il aurait dû renforcer les services d’urgence débordés (en grève bien avant le covid) et en réouvrir où ils manquaient. Mais aucune des revendications du personnel soignant n’a été satisfaite, le ministère arguant la pénurie de soignants pour ne rien faire.

Il aurait pu attirer les soignants par des salaires décents et la réduction des harcèlements bureaucratiques permanents. Il n’a pas augmenté les salaires, mais seulement octroyé quelques primes avec parcimonie et il a aggravé le harcèlement de la hiérarchie en retirant aux soignants le droit d’expression sous peine de sanction pouvant aller jusqu’à l’exclusion professionnelle.

Au total, la poursuite de cette politique a réduit le nombre des soignants par million d’habitants et a démotivé les survivants par l’autoritarisme ubuesque de la hiérarchie administrative sous la pression constante des ARS.

Un investissement d’une dizaine de milliards dans l’hôpital aurait rendu celui-ci prêt à affronter les possibles retours d’une épidémie ou d’autre problèmes sanitaires. Il aurait évité les confinements et autres mesures autoritaires inefficaces qui ont cassé l’économie et pourri la vie quotidienne des Français. Ces mesures médicalement injustifiées et délétères ont déjà couté 400 milliards, entraîné une chute de plus de 8% de notre PIB, aggravé considérablement la dette publique et nuit à l’enseignement des scolaires et universitaires hypothéquant leur avenir et celui du pays, car la qualification de la main d’œuvre est un des moteurs de son attractivité.

La casse de la médecine de ville a atteint des sommets durant la crise

La mise à l’écart des médecins de ville lors d’une épidémie est un précédent historique. Elle a commencé par une campagne de négation de l’utilité du médecin traitant « en cas de possible maladie, ne consultez pas votre médecin traitant, allez directement à l’hôpital ».

Elle s’est poursuivie par une interdiction inédite de prescription d’un médicament (chloroquine) pourtant connu pour son innocuité et sa vente sans ordonnance depuis plus de 50 ans.

Puis le ministre a dicté leur ordonnance à la place des médecins pour les formes bénignes (Doliprane) et pour les formes graves des ainés en Ehpad (Rivotril), alors qu’aucun de ces traitements ne pouvait agir contre le covid et que tous deux étaient potentiellement dangereux et en particulier létal en cas de problèmes respiratoires et d’ailleurs contre-indiqué dans cette situation.

Le ministre a inventé le délit de prescription des médicaments susceptibles d’être efficace contre le covid et a incité le conseil de l’ordre pour qu’il interdise d’exercice les médecins qui guérissaient les malades en les utilisant et avaient tort de le dire

Puis le ministre a inventé le délit d’opinion contre les médecins qui ne répétaient pas exactement le crédo officiel et stimulé le conseil de l’ordre pour qu’il interdise d’exercice ceux qui ne respecteraient pas cette censure.

Pour avoir seulement parlé, de nombreux médecins ont été harcelés, démis de leurs fonctions ou chassés de leur poste

Les médias, les majors d’internet et les gouvernants ont établi une censure féroce des informations susceptibles de nuire à la religion covidiste, empêchant ainsi tout débat scientifique et démocratique sur leurs mesures délétères.

Le ministre a violé le secret médical en demandant à la sécurité sociale de dresser les listes des personnes non vaccinées et de les envoyer au médecin de leur domicile.

Et tandis que le conseil de l’ordre pourchassait les médecins trop peu soumis au lieu de défendre l’indépendance de la médecine, le droit de prescrire un traitement individualisé à chaque malade ou le secret médical, aucun syndicat de soignants ne se manifestait pour dénoncer ces dérives.

Respecter le serment d’Hippocrate expose le médecin aux foudres du ministère et du conseil de l’ordre

Les soignants jadis héros, maintenant boucs émissaires.

Au lieu de reconnaître que les pseudo vaccins actuels sont trop peu efficaces et, que l’immunité vaccinale anti-covid est un leurre inatteignable(3), le ministère préfère désigner les soignants comme responsables de la prolongation de l’épidémie de covid parce qu’ils refuseraient de se vacciner. Lui qui les avait encensés et qui demandait à la population de les applaudir le soir et qui leur avait même proposé une médaille, les accuse maintenant sans aucun fondement scientifique. Car les pseudo vaccins actuels, trop peu efficaces, ne permettent ni de protéger de la maladie, ni de la transmission et les vaccinés malades portent autant, voire plus de virus que les non vaccinés.

La vaccination de la totalité des soignants ne permettrait donc ni de les protéger, ni de protéger les malades, ni leurs contacts.

Les soignants ne sont pas des antivax. Beaucoup d’entre eux font partie des tout premiers vaccinés. Les complications immédiates à l’injection en ont d’ailleurs obligé tellement à se mettre en arrêt de travail que la haute autorité de santé a conseillé de ne plus vacciner en même temps tout un service pour éviter qu’il ne ferme.

Les soignants sont mieux informés que la population de l’efficacité totalement insuffisante des pseudo vaccins actuels et de leurs complications dont ils ont vu beaucoup arriver aux urgences. Au moins deux soignants en parfaite santé sont morts après une vaccination covid (un interne en médecine de Nantes et un aide-soignant de la côte d’azur). C’est pour cela qu’ils ne veulent pas se laisser injecter ces traitements expérimentaux et qu’ils attendent de vrais vaccins et les publications des résultats définitifs des essais en cours.

Plusieurs médecins l’expriment clairement sur medisite(4).

Pr Gayet infectiologue : Je suis ‘pro vaccin’ de manière générale. J’ai d’ailleurs fait beaucoup plus de vaccin que la moyenne de la population : je suis vacciné contre la rage, la fièvre jaune, la méningite.... Or, concernant les vaccins contre la Covid-19, j’ai encore des réticences. »

Raymond Betzinger, médecin généraliste « Je ne souhaite pas être vacciné contre la Covid-19. Parce que nous n’avons pas assez de recul par rapport aux effets du vaccin et les gens qui se font vacciner actuellement servent de cobayes. En général, la préparation d’un vaccin demande 10 ans et là, nous avons seulement 6 mois de recul : ce n’est pas suffisant ».

Une catastrophe sanitaire annoncée

Les soignants sont déjà en nombre insuffisant. Vouloir leur imposer des pseudo vaccins qu’ils savent peu efficaces et dangereux sous le prétexte de protéger les autres ne passe pas. Continuer à vouloir leur imposer ce traitement expérimental prépare une catastrophe sanitaire par disparition du personnel.

L’obligation « vaccinale » va aggraver les déserts médicaux.

Il y avait déjà peu de candidats médecins pour s’installer dans des zones où les autres services publics ont disparu ; la perte de liberté de prescription lors de la crise Covid et l’obligation d’injection d’un traitement soi-disant préventif dont ils connaissent l’inefficacité et les risques risquent d’en dissuader quelques-uns de plus.

D’autant que des médecins près de la retraite ont déjà décidé de la prendre de manière anticipée plutôt que d’accepter un ukase illogique et dangereux.

Catherine Dubien est médecin généraliste-acupuncteur à Montbrison depuis 28 ans vient de prendre la décision d’arrêter d’exercer à cause de l’application du pass sanitaire à partir du 15 septembre(5).

« Mais je ne me bats pas pour moi, même si je suis morte de trouille. Si je me bats aujourd’hui, c’est pour avoir un monde où mes enfants puissent circuler librement. Ils ont la vingtaine. Si je baisse les bras, je ne pourrai jamais les regarder en face. Le pass sanitaire va s’installer dans le temps. Depuis 2015, les lois liberticides ne disparaissent jamais. »

Connaissez-vous d’autres soignants qui vont faire comme vous ?

« Oui. Il y a eu une jeune femme médecin en Ehpad qui a été suspendue. Une jeune kiné de Montbrison est aussi dans ce cas. Je connais également des infirmiers qui ne pourront pas avoir leur diplôme. Je retrouve des gens en larmes.

Au départ, les soignants n’y ont pas cru. Ils ont bossé pendant la première vague et maintenant, on les traite de monstres. Ils sont trop maltraités. Le gouvernement veut les mettre à genoux, la rue ne va pas accepter ça. Je ne vois que cette solution, mais tout en restant unis dans la bienveillance. »

L’obligation vaccinale va aggraver la fuite du personnel hospitalier

Et de nombreux hôpitaux vont manquer davantage de personnel (6)

« De nombreux établissements hospitaliers ont joué avec le feu en faisant déferler une violence patronale inouïe pour forcer les personnels à se vacciner massivement. Souvent, les responsables d’équipes ont illégalement interpelé les non-vaccinés en réunion d’équipe pour les sommer de s’expliquer dans un climat d’humiliation relevant du harcèlement moral.

Très souvent, notamment devant des agents hospitaliers démunis face à ces pressions, les établissements ont annoncé des licenciements secs, sans indemnité et sans droit à chômage pour tous ceux qui refusaient de se vacciner. Dans l’immense majorité des cas, les organisations syndicales n’ont pas levé le petit doigt pour les défendre. »

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a mis en garde contre une possible "catastrophe sanitaire" dans les hôpitaux, si "5 ou 10 % du personnel s'en va" en raison de l'obligation vaccinale ». " J'ai fait remarquer que même si 5 ou 10 % des salariés de la santé ne se faisaient pas vacciner et quittaient (leur poste), les hôpitaux ne tournaient plus.

La CGT-Santé a appelé à manifester le 14 septembre contre l'obligation vaccinale et les sanctions(7) qui s'appliqueront à partir du 15 aux personnels des hôpitaux et des Ehpad qui ne s'y conformeront pas.

Une caisse de grève pour soutenir les soignants qui refusent de se faire vacciner devrait prochainement voir le jour à l’initiative du groupe des Soignants en résistance, qui compte 52.000 membres. Un premier sondage réalisé auprès de ses membres montre qu'une écrasante majorité des répondants affirme sa détermination à aller "jusqu'au bout" de sa démarche de refus.

Pourquoi le gouvernement s’entête-t-il à imposer une mesure que tous les experts jugent maintenant inefficace contre la maladie et sa transmission à du personnel soignant bien informé et dont les vaccinés se définissent aujourd’hui comme les « malgré nous »(8) de la pseudo vaccination.


1 L’épidémie de grippe asiatique de 1958 a entraîné le même nombre de victimes mais le gouvernement de l’époque s’est efforcé de ne « pas ajouter l’hystérie à l’épidémie » et la crise s’est terminée sans mesures autoritaires, ni conséquences économiques, ni psychologiques

2 https://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/hopitaux-en-greve-le-ras-le-bol-des-soignants_2412669.html

3 Comme l’a fait l’OMS

4 https://www.medisite.fr/coronavirus-covid-19-confessions-de-trois-medecins-qui-refusent-le-vaccin.5612575.806703.html

5 Elle arrête la médecine à cause du pass sanitaire : « On me l’impose » Le Progrès 14 aout 2021

6 https://lecourrierdesstrateges.fr/2021/09/04/face-a-lobligation-vaccinale-ces-grands-hopitaux-qui-reculent-faute-de-personnels/

7 https://www.20minutes.fr/sante/3114215-20210901-vaccination-obligatoire-soignants-cgt-appelle-manifester-mardi-14-septembre

8 Reprenant ainsi le qualificatif des alsaciens lorrains enrôlés de force dans la Wehrmacht par les nazis et envoyés majoritairement sur le front de l’est.


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