Paradis Fiscaux : 35 pays dans le monde plus 4 en Europe ?

20 MILLIARDS €
La France perdrait 20 milliards d'euros par an à cause des Paradis
Fiscaux.

La lutte des fiscs du monde entier contre les paradis fiscaux où les multinationales et les très riches cachent une partie de leur argent et leurs revenus continue : les scandales à répétition ont en effet précipité la nécessité pour l’Union Européenne d’établir une liste des pays à la fiscalité douteuse. L’ONG Oxfam veut donner un coup de main à Bruxelles et a publié mardi 28 novembre 2017 sa propre liste. Elle comporte 35 pays dans le monde mais également 4 pays européens.

La liste des paradis fiscaux de Bruxelles dévoilée début décembre 2017

La publication d’Oxfam grille la priorité à la Commission Européenne : Bruxelles a prévu de dévoiler sa liste des paradis fiscaux le 5 décembre 2017 à la suite, notamment, des scandales des Paradise Papers, des Panama Leaks et, en moindre mesure, des LuxLeaks. On ne connaît pas définitivement les pays qui y seront intégrés mais on sait que plusieurs pays des Caraïbes devraient y figurer.

La liste de Bruxelles devrait être courte : selon les informations qui ont fuité elle compterait une douzaine de pays. Oxfam a décidé de balayer plus large puisque la liste des paradis fiscaux de l’ONG compte 35 pays hors Union Européenne :

Albanie, Serbie, Guam Niué, Ancienne république yougoslave de Macédoine, Émirats Arabes Unis, Hong Kong, Oman, Aruba, Anguilla, Bermudes, Îles Caïmans, Palaos, Antigua-et-Barbuda, Îles Cook, Îles Féroé, Groenland, Singapour, Bahamas, Îles Marshall, Suisse, Bahreïn, Île Maurice, Îles Vierges Britanniques, Trinité-et-Tobago, Bosnie Herzégovine, Îles Vierges des États-Unis, Taiwan, Vanuatu, Curaçao, Jersey, Monténégro, Gibraltar, Nauru et Nouvelle Calédonie.

4 pays européens dans la liste d’Oxfam

Lorsque la liste de Bruxelles sera rendue publique il faudra voir quels pays se trouvent dans les deux pour connaître les plus gros paradis fiscaux. Mais Oxfam crée la polémique en intégrant 4 pays européens dans sa liste, chose que Bruxelles a déjà déclaré qu’elle ne ferait pas. Ces pays sont ceux régulièrement cités dans les affaires d’optimisation fiscale.

On retrouve l’Irlande, au centre des montages fiscaux des géants du net comme Apple et Google, les Pays-Bas, le Luxembourg ainsi que Malte. Quatre pays européens, donc, qui bénéficient de l’euro et de la législation avantageuse de l’Union Européenne en ce qui concerne le transfert de capitaux, par exemple.

Or, selon Oxfam, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Irlande sont parmi les « paradis fiscaux les plus puissants du monde » ; mais difficile pour Bruxelles d’intégrer ses propres membres à moins de ne risquer un scandale majeur et de les voir partir de l’Union Européenne comme l’a fait le Royaume-Unie (pour d’autres raisons).


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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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