Le patron d'Orange veut faire un geste pour ses salariés

46,2 %
La pression fiscale représente 46,2% du PIB en France, championne
mondiale dans ce domaine.

Le principe d’une prime exceptionnelle versée par les entreprises à leurs salariés d’ici la fin de l’année fait son chemin. Stéphane Richard, le patron d’Orange, se dit prêt à faire un geste.

Au micro de Franceinfo, le dirigeant de l’opérateur appelle les entreprises à « lâcher du lest » : « Il va falloir qu’on prenne en compte ce qui se passe. Je ne pense pas qu’on puisse opposer le mur du système, le mur de la compétitivité, des équilibres financiers. Je crois qu'aujourd'hui on ferait une grave erreur si on ignorait ce qui se passe autour de nous ». Pour ce qui le concerne très directement, il n’est pas fermé à l’idée d’un coup de pouce pour les salariés d’Orange : « Je crois qu’il va falloir qu’on entende la colère qui s’est manifestée, la frustration qu’elle exprime aussi, que ce soit à l’occasion peut-être de la fin de l’année ou des négociations salariales qui doivent se tenir » au premier trimestre 2019.

Prime défiscalisée

Ce geste pourrait prendre la forme d’une prime, comme l’a demandé ce vendredi le gouvernement aux représentants des entreprises. Le patronat s’est dit en faveur d’une aide exceptionnelle, pour peu que la prime soit défiscalisée et exonérée des cotisations sociales. La « révolte fiscale » qui pousse les « gilets jaunes » dans la rue actuellement est « partagée par les patrons », a assuré Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef. Il appelle le gouvernement à réduire la  la pression fiscale. Si le principe d’une prime est acceptée par tous, il faudra une modification législative que l’exécutif devrait inscrire dans le projet de loi de finances pour 2019.

Le prix et la qualité

En ce qui concerne le sujet plus global du pouvoir d’achat, Stéphane Richard a expliqué que les prix devaient effectivement rester les plus attractifs possibles dans le secteurs de la téléphonie. Mais il met en garde contre les prix trop bas qui empêchent les opérateurs d’investir dans l’amélioration de leurs réseaux : « Il n’y a pas que le prix qui compte. Il y a aussi la qualité de ce qu’on propose, de la couverture. Déployer la fibre optique dans un pays comme la France coûte très cher, 20 à 25 milliards d’euros. La limite de la guerre des prix, c’est la déstabilisation d’un modèle », prévient-il.


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