La pauvreté pourrait-elle disparaître si les riches donnaient leur fortune ?

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1% des habitants de la planète détiennent 50% de la richesse mondiale.

Vous avez peut-être entendu dire qu’en Corée du Sud, deux milliardaires ont décidé de donner la moitié de leur fortune à des œuvres de charité. On ne parle pas ici de clopinettes, mais de plusieurs milliards d’euros à chaque fois.

Des milliardaires riches de leur entreprise

En réalité, cela n’a rien de très nouveau : régulièrement, partout dans le monde, des personnes fortunées et pas forcément milliardaires donnent un quart, la moitié, parfois les trois quarts de leur fortune à des œuvres caritatives, ou encore, à la défense de causes auxquelles ils sont attachés. Parfois même, c’est la totalité de la fortune qui part au décès du milliardaire, si celui-ci n’a pas d’enfant ou d’héritier désigné.

Si tous les riches du monde donnaient la moitié ou plus de leur fortune, est-ce que la pauvreté disparaîtrait ? Certes, 1% des habitants de la planète détiennent 50% de la richesse mondiale, c’est-à-dire, non seulement de l’argent, mais aussi des biens matériels, des maisons ou des entreprises. Mais tout cela est en grande partie théorique : Elon Musk, le patron de Tesla, ou Jeff Bezos, le patron d’Amazon, ne sont essentiellement riches que de leurs entreprises : revendues ou démantelées, elles pourraient perdre une très grande partie de leur valeur, et même pourquoi pas disparaître. C’est déjà arrivé dans le passé.

L'activité rémunératrice en question

Ensuite, même en taxant à mort les riches, la redistribution de ces richesses ne permettrait pas de changer durablement le destin des plus pauvres. Bien plus que de l’argent, ils ont besoin de travail et d’écoles pour leurs enfants. De maisons, de routes, de canalisation d’eau, de centrales électriques.

En résumé, la solution à nos problèmes, tant à l’échelle du monde qu’à l'échelle de la France, ce n’est pas tant l’argent que l’activité rémunératrice. Ceux dont les entreprises sont à l’arrêt ou au ralenti depuis des mois en savent quelque chose.

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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).