Permis de conduire, auto-écoles... Voici les mesures pour le pouvoir d'achat

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En France seulement 1% de la vente de médicaments s'effectue en ligne.

Édouard Philippe veut s'attaquer « aux angles morts du pouvoir d'achat » par une série de mesures libéralisant les secteurs de la construction automobile, la santé, le logement ou la banque, a-t-il annoncé mardi 5 mars.

Cette annonce était attendue... Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté une série de mesures en faveur de la libéralisation de plusieurs secteurs, à l’occasion des dix ans de l’Autorité de concurrence.

Philippe veut « résorber quelques uns de ces angles morts du pouvoir d'achat »

Édouard Philippe a annoncé diverses mesures pour améliorer le pouvoir d'achat. Il a ainsi détaillé : « Nous devons nous attaquer à un autre aspect: celui des dépenses contraintes, ces dépenses dont on ne peut pas se passer et dont chaque hausse injustifiée s’apparente à un impôt caché. Le Premier ministre a poursuivi : « le temps est venu de résorber quelques uns de ces angles morts du pouvoir d'achat, en particulier dans trois domaines de la vie quotidienne. »

Tout d'abord concernant la concurrence des auto-écoles, il a annoncé la mise en place d'un site de comparaison des prix et des taux de réussite de ces établissements afin de permettre aux candidats de choisir. Pour rappel, plus de 1,5 million de personnes ont passé l'examen du permis de conduire en 2017, pour un coût moyen de 1.600 euros.

Vers une ouverture progressive du marché des pièces détachées

Le chef du gouvernement a également évoqué une mesure concernant les syndics pour « rendre effective la mise en concurrence à l'échéance du contrat, en informant mieux les copropriétaires sur leurs possibilités et en facilitant la portabilité des contrats ». Pour rappel, depuis la loi Alur de 2014, les syndics ont l'obligation de présenter de la même façon les 560 000 contrats passés entre les copropriétés et les syndics. Le gouvernement veut donc donner accès à un « contrat type »

Puis, le locataire de Matignon a annoncé l'ouverture progressive du marché des pièces détachées : « les prix de ces pièces et donc ceux de la réparation sont plus élevés chez nous qu'ailleurs en Europe, probablement parce qu'en France, un constructeur bénéficie de l'exclusivité de la vente des pièces détachées visibles et que la concurrence se trouve probablement trop faible ». Le but, selon lui, est de « réduire sensiblement le prix » des pièces détachées automobiles, notamment les rétroviseurs, les phares et les vitrages, notamment en procédant à l'ouverture du marché à la concurrence.

Quatre autres chantiers en cours

Enfin, le Premier ministre a également expliqué que quatre chantiers sont sur la table de l'exécutif. Le premier, sur les assurances santé pour lutter contre la hausse des cotisations. Philippe a dit soutenir la proposition de loi LREM permettant la résiliation des contrats d'assurance-santé en cours d'année. Autre dossier à l'étude : celui des laboratoires d'analyse médicale afin de diminuer leurs coûts.

En outre, en France seulement 1% de la vente de médicaments s'effectue en ligne - contre 15% en Allemagne - Édouard Philippe a souhaité lever certaines restrictions, comme l'interdiction faite aux pharmacies de se regrouper. La nécessité de stocker les médicaments dans l'officine et non dans un entrepôt séparé pourrait aussi être retouchée, a indiqué Matignon. Enfin, Matignon veut faciliter l'accès des Fintechs aux données des comptes bancaires des clients qui le souhaitent.


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