Handicap, précarité ou maladie chronique : l'accès aux soins reste insuffisant

46 %
46% des professionnels de santé estiment que les personnes handicapées
pourraient être davantage victimes de refus de soins que la population
générale.

Alors que différentes études ont démontré que l’accès aux soins est plus compliqué pour les handicapés, personnes précaires et malades chroniques que pour la population générale, un sondage réalisé auprès de professionnels de santé montre que la prise de conscience au sujet de ce phénomène est encore insuffisante.

Moindre accès aux soins des personnes fragiles : les sociologues sont unanimes

D'après une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les personnes mal logées ont un faible recours aux soins et ont 40% de risque en plus de se déclarer en mauvaise santé. Et selon l’INSEE, l’écart d’espérance de vie peut aller jusqu’à 13 ans entre les Français les plus aisés et les Français les plus modestes. En dépit de ces constats, force est de constater que la prise de conscience du moindre accès de ces personnes aux soins n’est pas encore au rendez-vous. Et ce, même au sein de la communauté médicale.

Seul 1 professionnel de santé sur 2 est persuadé du moindre accès aux soins des personnes fragiles

Selon un sondage Odoxa pour la Mutuelle Nationale des Hospitaliers, seuls 45% des professionnels de santé et 51% des infirmières estiment que les personnes en situation de précarité ou de difficultés financières ont un moins bon accès à la santé que les autres. S’agissant des personnes handicapées, seuls 33% des professionnels de santé pensent qu’elles ont un moins bon accès aux soins que les autres.

Seul 1 professionnel de santé sur 2 pense que les personnes handicapées seraient désavantagées en ce qui concerne : la prise en compte de leur sante? (51% des professionnels de santé), les discriminations ou refus de soins (46% des professionnels de santé), l’accès aux soins (48%) et leur financement (47%). 62% des professionnels de santé pensent que les personnes en situation de handicap sont désavantagées car les professionnels de santé s’occupant d’elles souffrent d’une rémunération insuffisante.


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