Pétrole : vers un nouvel accord de baisse de la production ?

110 DOLLARS
En juillet 2014 le prix du baril de pétrole avait dépassé les 110
dollars.

Les pays de l’OPEP ainsi que certains pays producteurs de pétrole non-membres du cartel de l’or noir avait, fin 2016, décidé de réduire la production de pétrole. Une décision arrachée après de grosses tensions et qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2017. Quatre mois plus tard les effets sont réels : le baril de pétrole s’est stabilisé entre 50 et 55 dollars, que ce soit pour le WTI ou le Brent.

Un accord prolongé pour six mois encore ?

L’accord fixant la réduction de la production de pétrole de 1,8 million de barils par jour n’avait pas vocation à être éternel : dès le départ il était prévu qu’il ne dure que six mois, le temps pour les cours du brut en Bourse de remonter à des niveaux permettant la rentabilité aux compagnies pétrolières et aux pays producteurs. C’est chose faite, mais ce ne serait pas suffisant.

C’est ce qu’a semblé affirmer le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al Faleh, jeudi 20 avril 2017 à Abu Dhabi. Selon ses propos rapportés par le journal Les Echos il aurait déclaré que l’accord de réduction de la production pourrait être prolongé. Un « accord de principe » aurait même déjà été trouvé entre les pays concernés… mais pas tous : les pays hors OPEP ne seraient pas encore convaincus.

Pas de baisse du cours du pétrole à prévoir

L’accord doit se terminer en juin 2017 puisqu’il était prévu que la réduction de la production ne devait durer que six mois. Mais son impact n’a pas suffi à faire remonter les cours du pétrole à des niveaux assez élevés et la demande serait en baisse sur 2017 par rapport aux précédentes estimations. Des paramètres qui jouent en faveur d’un nouvel accord.

Celui-ci, dont on ne sait rien, pourrait être signé le 25 mai 2017 lors de la réunion de l’OPEP. Va-t-il s’agir d’une simple prolongation ou d’un nouvel accord peut-être plus léger que le précédent ? Ou plus agressif ?

Quoi qu’il en soit, le pétrole est bien parti pour rester élevé pendant toute l’année 2017 ce qui signifie que les automobilistes devront se serrer la ceinture : les prix des carburants ne vont pas chuter de sitôt.