Le pétrole au-dessus de 70 dollars efface la chute liée à la pandémie

79 MILLIARDS $
L'Arabie Saoudite a annoncé un déficit public de 79 milliards de
dollars en 2020.

La réunion de l’OPEP+, le Cartel du pétrole et ses alliés, qui s’est tenue début mars 2021 aura eu l’effet escompté : la hausse du pétrole a été telle que, lundi 8 mars 2021, le baril de Brent (le pétrole de la mer du Nord) s’échange à plus de 70 dollars. Du jamais vu depuis plus d’un an et demi… et une bonne nouvelle pour le chef de file de l’OPEP, l’Arabie Saoudite.

Le pétrole au plus haut depuis mai 2019

L’objectif de l’OPEP a toujours été de faire remonter le prix du pétrole et, surtout, d’effacer la chute brutale que le brut a subi, en Bourse, en mars 2020 du fait de la pandémie et des confinements. Au plus bas des échanges, un baril ne coûtait alors qu’un peu plus de 10 dollars, du jamais vu.

Lors de la réunion de l’OPEP+, les membres du cartel ont décidé de ne pas changer les niveaux de production, contrairement à ce qui était attendu. Et la réponse du marché a été tout autant inattendue : une hausse du prix du brut, portée par la reprise de l’activité dans le monde entier sur fonds de vaccination et de mesures sanitaires.

Ainsi, le Brent, lundi 8 mars 2021, grimpait de 2% à 70,75 dollars le baril tandis que le WTI, le pétrole américain, affichait 67,43 dollars, en hausse de 2,03%. Or, un baril de Brent au-dessus des 70 dollars n’avait plus été vu depuis… la mi-mai 2019.

Arabie Saoudite : un budget à l’équilibre en 2021 ?

La hausse du prix du brut est sans aucun doute une mauvaise nouvelle pour les automobilistes qui devraient en voir les effets à la pompe dans les semaines à venir… avec une hausse du prix des carburants au litre.

Mais pour l’Arabie Saoudite, c’est une très bonne nouvelle : 70 dollars, c’est le prix plancher pour que le budget du pays soit à l’équilibre, les finances saoudiennes étant largement alimentées par le vente du pétrole. De quoi soulager, un peu, le pays qui a prévu, en 2020, un déficit de 79 milliards de dollars à la suite de la chute du prix du brut en Bourse et de son impact sur ses rentrées fiscales.


A découvrir