Pétrole pas cher : le géant Saudi Aramco voit ses revenus s'effondrer

1760 MILLIARDS $
La capitalisation boursière de SAudi Aramco est de 1.760 milliards de
dollars.

Tous les géants du pétrole et les analystes semblent concordent : le pétrole restera relativement bon marché durant des années, voire des décennies. Il ne devrait pas atteindre les niveaux de fin 2019 et encore moins ceux de 2014 avant longtemps. Et ce sont les compagnies pétrolières qui souffrent. Saudi Aramco en a fait les frais.

Saudi Aramco : les résultats du deuxième trimestre en chute libre

Après avoir été introduite en Bourse, avec un succès majeur, en 2019, le pétrolier Saudi Aramco, détenu par l’Arabie Saoudite, a dévoilé le 9 août 2020 ses résultats pour le deuxième trimestre 2020. Un événement : généralement le pétrolier, entité publique, les gardait plutôt cachés. Mais désormais en Bourse, il doit se plier à l’exercice.

Autant dire qu’il se serait bien passé de réaliser cette opération transparence cette année 2020 : les revenus sont en chute libre. La crise du coronavirus ayant fait chuter les prix du baril à des niveaux historiquement bas, avec des échanges ponctuellement en négatif, le résultat net du géant saoudien a souffert. Pas de pertes à l’horizon, mais une baisse de 73,4% de son résultat au deuxième trimestre sur un an.

Pétrole pas cher… et réduction de la production

Si Saudi Aramco a engrangé, malgré tout, 6,6 milliards de dollars de bénéfices au deuxième trimestre 2020, le pétrolier est loin des 24,7 milliards du deuxième trimestre 2019. Et même sur le semestre, la chute est conséquente : -50% à 23,2 milliards de dollars.

Saudi Aramco a été doublement impacté par la crise du pétrole : non seulement le prix du baril a chuté, stagnant des semaines durant à un niveau proche de 20 dollars (contre 41,80 dollars pour le WTI le 10 août 2020), mais le pétrolier est également à la tête du cartel de l’or noir, l’OPEP, qui a décidé, avec son allié la Russie, de tenter de faire augmenter artificiellement les prix du brut en Bourse en réduisant drastiquement la production.

Si cette solution a porté partiellement ses fruits, elle a impliqué une vente inférieure : le groupe n’a écoulé que 7,5 millions de barils par jour en juin 2020, contre 10 millions en juin 2019.


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