Pour Philippe Martinez, les cheminots restent déterminés

22,5 %
Le taux de grévistes s'établissait à 22,5% ce vendredi.

Le taux de grévistes à la SNCF est en baisse depuis le début du mouvement, selon la direction de l'entreprise. Pas de quoi effrayer Philippe Martinez : il assure que les cheminots restent « déterminés » contre le projet de réforme ferroviaire.

Interrogé durant l'émission Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI, le secrétaire général de la CGT a campé sur ses positions. La mobilisation contre le projet de réforme de la SNCF reste à un « haut niveau » : « Les cheminots sont déterminés », martèle-t-il, pour mener ce « combat juste, d'utilité publique et d'intérêt général ». Malgré le taux de grévistes en baisse donc, la CGT tient bon dans cette grève perlée. « On est dans une période de congés, donc il y a des cheminots en congés, donc forcément il y a des petites fluctuations », explique-t-il.

Premières lézardes

Le mouvement est dans sa deuxième semaine et les premières lézardes dans le front syndical ont commencé à se dessiner. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a ainsi convenu ce vendredi qu'il y avait eu « quelques avancées » et des « ouvertures » de la part du gouvernement. Des observations balayées du revers de la main par Philippe Martinez, qui prend appui sur le secrétaire général de la CFDT Cheminots, Didier Aubert, qui considère que « pour l'instant, rien n'a avancé ». Donc, « non », Philippe Martinez ne voit aucune avancée non plus, et il se base sur « l'ensemble des fédérations de cheminots pour confirmer mon "non" ».

Reprise de la dette

La sortie du conflit ne peut venir selon lui que du gouvernement. Si ce dernier « accepte enfin de discuter sérieusement d'un certain nombre de points qui posent problème, cela peut se régler rapidement ». Mais il déplore que l'exécutif « s'arc-boute dans sa position dogmatique ». Alors, la grève « continuera », prévient-il. L'autre point sur lequel on note une certaine ouverture du gouvernement, celui de la reprise de la dette par l'État, ne trouve pas plus grâce aux yeux du patron de la CGT : « L'État est responsable de cette dette, donc l'État doit reprendre la dette », martèle-t-il, et ce « sans conditions ».


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