Un plan d'urgence demandé par les associations pour aider les ménages à passer l'hiver

Depuis plusieurs mois, on ne parle pratiquement plus que de cela dans les médias : un phénomène d’inflation est en cours dans notre pays et c’est principalement le prix de l’énergie qui flambe. Les causes sont multiples – bouleversement de l’économie par la crise sanitaire, guerre en Ukraine, etc. – mais les conséquences seront les suivantes : les dépenses indispensables vont creuser le budget des Français qui vont devoir revoir à la baisse les sommes dédiées à leurs loisirs. Les citoyens montent donc au créneau pour demander l’intervention des services publics !

Une augmentation à venir accrue qu’il faut anticiper

Alors qu’en été, nos dépenses en matière d’électricité restent au plus bas, la demande va réaugmenter avec l’arrivée de l’hiver et la nécessité de chauffer. De nombreux citoyens français vont alors avoir de plus en plus de mal à boucler les fins de mois à cause de leurs dépenses d’énergie. Si le chauffage fait flamber la facture, c’est aussi la consommation générale d’électricité qui augmente avec l’hiver. Les individus doivent éclairer l’intérieur plus longtemps, mais ils se divertissent également davantage depuis la maison. Certains regardent la télévision, d’autres jouent sur les meilleurs casinos en Suisse pendant des heures, d’autres encore passent du temps à parier en ligne sur d’autres jeux d’argent ou bien tout simplement à jouer au jeux vidéo.

Afin d’anticiper cette crise grave qui mettrait les foyers les plus vulnérables dans l’embarras financier, des associations commencent d’ores et déjà à solliciter l’intervention du gouvernement.

C’est notamment le cas de l’association « Familles rurales » qui a demandé à Élisabeth Borne – fraichement promue au poste de Premier Ministre – de mettre en place un plan d’urgence visant à limiter les pertes en termes de pouvoir d’achat qu’auraient à essuyer de nombreux individus. L’association déclare notamment que « dès cet hiver, des millions de Français se trouveront face à des nouvelles dépenses que la plupart d’entre eux ne seront pas en mesure d’assumer ».

Les exigences des associations

« Familles rurales » demande dans un premier temps au gouvernement d’organiser des assises de l’énergie, qui permettront de dresser un bilan quant à la situation à venir. Quelques propositions qui pourraient être travaillées et mises en place dès que possible seraient :

• La réduction de la TVA à 5.5 % sur les énergies de chauffage ;

• L’imposition d’une obligation de résultat chez les professionnels de l’isolation ;

• La mise en place d’une rénovation « zéro à charge » pour les propriétaires les plus modestes.

Pour le moment, l’association dénonce des aides peu intelligibles et parfois même incomplètes. Le gouvernement va par exemple déployer toute une série de mesures visant à isoler les habitations et cesser l’utilisation de certains types de chauffage. Ces mesures sont bien entendu louables mais les foyers n’ont pour les 2/3 pas les capacités financières de mettre leur propriété aux normes. Ils se retrouveront donc encore davantage dans l’embarras.

Quelques bonnes nouvelles sont toutefois à noter. A la fin de la dernière trêve hivernale, EDF a par exemple affiché une forte volonté de cesser de couper l’alimentation en électricité aux foyers n’ayant pas réglé leurs factures. En cas d’impayé, elle se contentera de baisser la puissance fournie à 1 kVA en maintenant ainsi une sorte de service minimum.

Comme le rappelle le Médiateur national de l’énergie, 254 000 consommateurs ont vu leur électricité coupée en 2021 pour impayé. Manuel Domergue expliquait alors : « Il y a une tension très claire à la fois liée à la précarisation de certaines couches de la population, en lien avec le Covid notamment, et la hausse des prix de l’énergie. Tout cela fait que ça coince pour des centaines de milliers de ménages ». Les factures de l’hiver 2022 / 2023 risquent malheureusement d’être encore plus difficiles à régler que celles de l’année précédente !  


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