Plan de relance ou plan de dépenses ? Peut-on s'en sortir grâce à lui ?

11 %
Bercy s'attend à une récession de 11% en France en 2020.

Voici un nouveau JT du grenier de l’éco, pour toutes les « gregnantes » et les « gregnants » consacré au dépouillement du pavé de 296 pages de nos mamamouchis mamamouchant intitulé « France Relance ».

Et oui le plan de relance a sa « bible », son catalogue.

Catalogue complet que vous pouvez télécharger gratuitement (en fait c’est payé avec vos impôts) ici, directement sur le site du gouvernement.fr

J’ai lu ce document pour vous, histoire de savoir ce qu’il s’y cache.

Plusieurs conclusions.

D’abord il n’y a rien de particulièrement choquant à part ces histoires d’automatisation dans les abattoirs ou de densification dans les villes qu’il faut rendre encore plus denses et plus « désirables »…

Ensuite, c’est essentiellement du recyclage de mesures qui avaient déjà été annoncées maintes fois, ou de travaux d’entretien que l’on n’a jamais fait et, je pense, en particulier à ces histoires d’eau potable pour nos compatriotes des Antilles et d’outre mer. Même pas 20 millions d’euros…

Enfin, il y a quelques véritables nouveautés, comme notamment ce prêt participatif de long terme et en quasi fonds propres pour les PME de notre pays pour 10 à 20 milliards d’euros et qui vont venir prendre le relais des PGE qui arriveront bientôt à échéance et qu’il faudra commencer à rembourser sur des périodes courtes ! Pour les prêts participatifs on parle de durées de 15 à 20 ans…

N’oublions pas non plus cette baisse de la fiscalité réelle également pour les PME et autres TPE ou ETI. 10 autres milliards c’est un montant important.

En dehors de ça, tout le reste est du saupoudrage qui ne sera pas de nature à inverser réellement les effets de la crise.

Il n’y aura pas de relance.

Ce plan de dépenses est un plan de soutien réel à notre économie, mais il ne permettra pas de relancer la mécanique de croissance.

Cela implique que la dette de la France va grossir et que le gouvernement qui ne veut pas augmenter les impôts, fait le pari, que la croissance sera suffisante pour rembourser le fardeau de la nouvelle dette.

Ce n’est pas un pari risqué.

C’est un pari suicidaire.

Fuyez donc les titres de dettes, et misez sur les titres de propriétés.

Ci-dessous la vidéo à partager sans modération si vous le souhaitez!

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.