Pourquoi cette guerre pour le contrôle des monnaies numériques ?

Les banques centrales souhaitent prendre le contrôle des monnaies numériques pour imposer la société sans cash, limiter le rôle des banques et contrôler les citoyens.

Nous avons vu que la Banque d’Angleterre, le FMI et la Banque de France ont délibérément et simultanément attaqué le bitcoin.

Les élites financières ont également mené leur attaque contre les cryptos par le biais des grands medias d’information au cours des dernières semaines. L’économiste Nouriel Roubini a défendu dans The Guardian la création d’une monnaie numérique émise par les banques centrales afin de remplacer le système de paiement actuel et de retirer aux banques commerciales leur pouvoir de création monétaire (elles conserveraient cependant la possibilité de prêter, à la condition de conserver un taux de réserve de 100%).

La monnaie numérique imaginée par Roubini ne serait pas adossée à la technologie blockchain (qui est selon lui trop coûteuse, non sécurisée et non adaptée à un usage à grande échelle). D’après Roubini, il est également préférable d’oublier l’idée d’une monnaie décentralisée. La centralisation serait désirable (et nécessaire) afin de maintenir le contrôle des autorités sur la monnaie.

Il n’y a qu’un seul petit problème : dans ce système, quel serait le rôle des banques ? Vous savez, ces institutions qui dirigent Wall Street et contrôlent le système de la Réserve fédérale américaine... D’après Roubini (j’ai mis en gras la partie qui me semble la plus importante) :

« Le problème principal avec ce nouveau système est qu’il serait profondément disruptif pour le système actuel de réserve fractionnaire par le biais duquel les banques commerciales sont autorisées à prêter davantage que le montant des dépôts à vue dont elles disposent.

Les banques ont besoin de dépôts afin de prêter et d’investir. Si l’ensemble des dépôts étaient transférés des banques privées vers le nouveau système de monnaie numérique émise par la banque centrale, alors les banques traditionnelles verraient leur rôle changer radicalement. Elles ne seraient plus que des intermédiaires de crédit, empruntant des fonds à long terme (au lieu d’utiliser les dépôts à vue) pour financer les prêts qu’elles accordent sur des échéances longues (par exemple les prêts immobiliers).

En d’autres termes, le système de réserve fractionnaire serait remplacé par un système de 'monnaie pleine' administré principalement par les banques centrales. Il s’agirait d’une véritable révolution financière, une révolution qui apporterait de nombreux avantages. Les banques centrales seraient dans une bien meilleure position pour être capable de prévenir les bulles de crédit, empêcher les paniques bancaires, améliorer l’adéquation des durées de maturité entre les crédits émis et leur refinancement par les banques, et réguler le niveau de risque pris par les banques privées dans le cadre de leurs activités de crédit. »

L’objectif fondamental est le contrôle. Les cryptos et le bitcoin menacent la capacité des élites à nous contrôler. Ils n’ont aucune place dans ce système. Bitcoin a été poignardé dans le dos par le FMI, la SEC et la NSA.

A la place, les autorités veulent nous imposer un système de monnaie numérique, interdisant aux citoyens d’avoir recours à l’argent liquide. Cela implique pour nous citoyens la disparition de toute notion d’anonymat dans les transactions que nous réalisons : les autorités pourront connaitre chacun de nos faits et gestes. En d’autres termes, ce serait notre pire cauchemar.

Un tournant historique pour le système monétaire actuel

Nous sommes aujourd’hui face à un carrefour historique pour le système monétaire. L'industrie financière veut contrôler le système monétaire car c’est le moyen le plus rapide d’accumuler de vastes fortunes.

Le contrôle du système monétaire est un moyen pour obtenir davantage de richesse. Le pouvoir de création monétaire détenu par les banques est important, mais il n’est qu’un moyen pour atteindre leur véritable objectif, l’enrichissement sans limite.

En revanche, les psychopathes étatistes et autoritaires veulent le contrôle du système monétaire car c’est un moyen pour eux d’obtenir le pouvoir politique, leur objectif ultime. C’est pour cette raison qu’ils se livrent à une véritable guerre contre le cash, comme nous l’expliquons depuis des années. C’est une guerre contre votre liberté de générer et détenir de la richesse en dehors du système financier.

La fin de la convertibilité directe du dollar américain en or n’était qu’une première étape.  Les nombreuses lois et réglementations, qui permettent par exemple aux autorités dans certains pays de confisquer systématiquement de larges quantités d’argent liquide détenue par des personnes accusées d’un crime avant même d’avoir été jugées, est une autre illustration de cette guerre.

L’assassinat du bitcoin est la prochaine étape.

Le système monétaire, avec l’avènement des nouvelles technologies et d’une société ou presque tous les paiements sont électroniques, constitue à présent le moyen le plus rapide, le moins coûteux et le plus facile pour contrôler la vie et les choix de milliards d’individus.

Le système de réserve fractionnaire est une stratégie éprouvée pour obtenir le contrôle de la création monétaire et ainsi accumuler de larges fortunes.

Mais l’idée fait son chemin que la banque centrale devrait émettre directement sa propre monnaie numérique. Cette revendication implique que le pouvoir de création monétaire devrait être centralisé afin de donner aux autorités le pouvoir de contrôler et de contraindre la population, de lui imposer de respecter des standards moraux jugés supérieurs.

Le camp de la finance risque d’être pris de court par le camp des autorités étatiques dans cette guerre des monnaies numériques. Dans tous les cas, les citoyens se retrouveront otages au milieu des tirs croisés dans cette bataille pour le contrôle monétaire. Vous devez vous y préparer dès maintenant afin d’être protégé le moment venu.

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