Précarité menstruelle : des protections périodiques gratuites pour les étudiantes

5 MILLIONS €
Le budget alloué à la lutte contre la précarité menstruelle est de 5
millions d'euros en 2021.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé mardi 23 février 2021 qu'afin de lutter contre la précarité menstruelle, les protections périodiques seraient gratuites pour les étudiantes dès la rentrée de septembre 2021.

Des protections périodiques pour les étudiantes dès septembre 2021

La précarité menstruelle touche de plus en plus de femmes. Pour lutter contre ce phénomène, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé que dès la rentrée scolaire de septembre 2021, les protections périodiques seraient gratuites pour les étudiantes.

La ministre a fait cette annonce lors d'une rencontre avec des étudiants à Poitiers. Frédérique Vidal a expliqué que les protections périodiques seraient disponibles dans les services de santé universitaire mais également dans les résidences des Crous. « On vise 1.500 distributeurs et une gratuité complète à la rentrée ». La ministre a ajouté que cette décision n'était pas purement gouvernementale mais avait été décidée après un travail commun avec différents acteurs, comme l'association Règles Elémentaires par exemple et des étudiantes.

Une avancée encore insuffisante pour certaines associations étudiantes

Une avancée contre la lutte contre la précarité menstruelle au niveau national, jusqu'ici cantonnée aux initiatives régionales, comme par exemple la région Ile-de-France qui avait annoncé vouloir mettre en place des distributeurs gratuits dans les facs et les résidences universitaires. Une avancée certes, mais qui reste insuffisante pour certaines organisations étudiantes comme par exemple l'UNEF, qui estime que la part de budget à la lutte contre la précarité menstruelle - 5 millions d'euros en 2021- était trop faible.

La décision de la ministre de l'Enseignement supérieur intervient peu de temps après la publication le 8 février 2021 d'un rapport de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) sur la précarité menstruelle . Le rapport mettait alors en avant que 33% des étudiantes se trouvaient en situation de précarité menstruelle. Pis encore, selon cette étude, une étudiante sur dix doit fabriquer elle-même ses protections.


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