Un président unique pour tout l'audiovisuel public ?

3,090 MILLIARDS
Le chiffre d'affaires de France Télévisions a été de 3,090 milliards
d'euros en 2016.

Le big bang de l'audiovisuel public voulu par Emmanuel Macron pourrait aboutir à la mise en place d'une présidence unique chapeautant tous les groupes composant le service public de l'audiovisuel.

La proposition émane de Françoise Nyssen, la ministre de la Culture. France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (qui comprend RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya) pourraient tous être placés sous le contrôle d'une présidence unique, selon les informations du Monde. La ministre pourrait même y glisser aussi l'INA, l'Institut national de l'audiovisuel. Actuellement, chacune de ces entités ont un président ; après la réforme, ils auraient à leur tête un directeur général qui répondra à un « président non exécutif unique ». De quoi rapprocher les groupes, réaliser des synergies… et des économies par la même occasion.

Réflexion voulue par Emmanuel Macron

La réflexion sur l'audiovisuel public a été voulue par Emmanuel Macron. Le président de la République rendra les arbitrages sur cette réforme en profondeur du service public de l'audiovisuel d'ici la fin mars, ce qui ne manquera sans doute pas de provoquer quelques remous. Le chef de l'État entend procéder à ce changement en concertation avec les personnels, a-t-il assuré cette semaine devant l'Association de la presse présidentielle. Il souhaite aussi que les missions de ces personnels soient « clarifiées ».

Clarifier les missions du service public

À le lire, on comprend que ces missions manquent de définition claire. « Il y a une vocation de l‘audiovisuel public qu‘il faut défendre, donc il faut bien qualifier ce que sont les missions irréductibles de l‘audiovisuel public qui fait qu‘il n‘est pas fongible dans l‘offre d‘informations, de production culturelle, d‘animation », a ainsi expliqué le président. Ce dernier estime qu'il est légitime que l'audiovisuel public soit financé par de l'argent public, mais il veut redéfinir « les finalités, les moyens de le faire, la bonne gouvernance » et assurer l'indépendance des contenus et leur pluralisme.


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