Banques européennes : 1 200 milliards de prêts toxiques

5 %
5 % de sprêts accordés en 2013 par les banques européennes peuvent
être considérés toxiques.

Repérée par l'agence Bloomberg, une étude du cabinet KPMG publiée lundi 31 octobre 2016 montre l'ampleur des prêts toxiques que les banques européennes ont encore sur le dos. Un montant astronomique qui, selon le cabinet, ne devrait pas rapidement baisser. Les profits des banques sont mis à mal à cause de ces prêts mais rien n'est perdu.

Des milliards de prêts toxiques pèsent sur les banques

Les prêts toxiques sont les prêts qui ont conduit à la crise de 2008, la crise des subprimes. En l'occurrence, il s'agissait de prêts immobiliers que les débiteurs ne sont plus parvenus à payer. Ça avait fait exploser la bulle immobilière aux Etats-Unis et conduit à la crise économique mondiale qu'on connaît tous. La banque Lehman Brothers', un géant à l'époque, avait même fait faillite quasiment du jour au lendemain.

Huit ans après la crise économique, les effets sont loin de s'être dissipés. Comme le rapporte Bloomberg lundi 31 octobre 2016, l'étude du cabinet KPMG estime à 1 200 milliards d'euros les sommes prêtées par les banques européennes et pouvant être considérées comme des prêts toxiques. Ces prêts sont sous-performants et menacent la rentabilité des établissements bancaires.

Des décennies pour s'en débarrasser... et des risques en cascade

Selon KPMG il y a lieu de s'inquiéter. Si le secteur ne devrait pas s'écrouler, la part des prêts toxiques a augmenté de 1,5 % du total des prêts en 2008 à 5 % en 2013. La situation, compliquée, devrait prendre des décennies avant de se résoudre : c'est le temps estimé par le cabinet pour que les établissements puissent se défaire de ces prêts qui minent leur rentabilité.

Ainsi, en moyenne un prêt ne rapporte plus que 1,2 % à une banque européenne contre 3 % aux Etats-Unis, signale le cabinet. Une partie de la faute revient également à la BCE et aux taux directeurs extrêmement bas appliqués par l'équipe de Mario Draghi au sein du plan pour redresser l'inflation en zone euro.

A tous ces risques, KPMG ajoute également les risques judiciaires : les banques doivent de plus en plus rendre des comptes aux autorités compétentes pour leur gestion parfois défaillante.


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