Prospective : Comment travaillerons-nous dans vingt, trente, quarante ans ?

En 2053, l'espérance de vie théorique en Occident devrait être de 100
ans… au moins.

Si vous êtes quadra ou quinqua, "ne tournez pas la page" ! Cet article est aussi fait pour vous ! Si les prévisions qui vont suivrent parlent du quotidien d'un travailleur (occidental) en 2053, il va sans dire que bien des évolutions seront déja là dans vingt ans voire moins. Bien entendu, cela fait des décennies que l'on nous prédit tout et son contraire pour l'avenir. L'auteur de ces quelques lignes a lui même commis pendant trois ans, à la veille de l'an 2000, toute une série de chroniques de prospective futuristes sur BFM, qui rappelaient que l'on prédisait les voitures qui volent pour l'an 2000 dans les années 60 ou encore les robots domestiques.

Des usines 100% robotisées 


Il n'en reste pas moins que le travail de prospective auquel se sont livrés syndicalistes ou patrons à l'occasion du quarantième anniversaire de l'Agence Nationale pour l'amélioration des conditions de travail sont relativement crédibles, car pragmatiques. Les robots par exemple : C'est aujourd'hui une réalité, des milliers d'usines dans le monde produisent, parfois à 100 %, avec des robots, simplement supervisés par des opérateurs humains. D'ici trente ans, du moins en Occident et dans les pays à forte tradition industrielle, les robots auront pris la place de l'homme pour la plupart des tâches répétitives manuelles. 

Aller au bureau ? Là encore, un concept qui paraîtra complétement incroyable pour les jeunes générations à la moitié du XXIe siècle. Il devient évident que rassembler des collaborateurs dans des lieux dédiés au travail n'aura plus de sens, quand le travail à distance, les outils collaboratifs, les moyens de communication virtuels, auront remplacé la présence physique en un lieu à un instant T. Sans aller jusqu'à évoquer la téléportation qui relève encore de la science-fiction, les réunions par l'intermédiaire d'avatars en trois dimensions et la réalité augmentée permettront de faire "comme si" lorsqu'il sera encore nécessaire de rassembler des personnes en un même lieu pour échanger.

Plus de hiérarchie dans l'entreprise

Syndicalistes et patrons se prennent à imaginer (rêver ?) des entreprises dans lesquelles la hiérarchie n'aura plus lieu d'être, même si cela semble dans les faits relativement peu crédible, la nature humaine étant ce qu'elle est. Une chose probable en revanche, la démocratie participative, appuyée sur des outils de travail collaboratif, pourra permettre aux "employés" de participer plus activement à l'élaboration d'un produit ou d'une stratégie, en faisant sauter les barrières et la rigidité de la hiérarchie préhistorique.

espéran L'espérance de vie aura atteint son apogée, il faut espérer, de plus en plus, en bonne santé, et l'idée de se retirer de la société à une date donnée, pour ne plus créer de richesses, n'aura définitivement plus de sens.. Sans compter que la Société ne pourra sans doute plus depuis longtemps financer des décennies "d'oisiveté" pour des retraités encore vifs et alertes propres à faire profiter de leur expérience, tout comme à.. consommer. En 2053, les plus de 65 ans représenteront de 30 à 50 % de la population dans les "vieux" pays occidentaux, en l'état actuel de la démographie.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).